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Immobilier ou fonds euros : lequel sécurise vraiment votre capital ?

Un fonds euros garantit un montant, l'immobilier adosse une valeur à des murs et à des loyers sans rien garantir : ce ne sont pas deux façons de sécuriser la même chose. Comparaison critère par critère, simulation sur 100 000 € et 10 ans, puis une règle de décision en trois questions.

Par Alexandre Pollet — Publié le 2 octobre 2026 · PlacementGaranti

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« J'ai de l'argent de côté et je ne veux pas qu'il perde de valeur. On me dit que la pierre ne ment pas, ma banque me parle de fonds euros. Lequel sécurise vraiment mon capital ? » La question mérite une réponse précise, parce que les deux camps emploient le même mot pour deux choses différentes.

Prenons un cas type illustratif, qui n'est pas un client : Claire, 52 ans, vient de recevoir 100 000 € à la vente d'un bien de famille. Elle ne veut pas que cette somme recule, et elle sait qu'elle en retirera peut-être une partie dans huit à dix ans pour aider un enfant à acheter. Un proche lui dit « mets-le dans la pierre, au moins c'est du concret », son assureur lui parle de capital garanti. Les deux disent « sécurisé ». Ils ne parlent pas de la même sécurité.

Dans tout l'article, « garanti » désigne l'engagement écrit d'un débiteur identifié, ici l'assureur ; « sécurisé » désigne un mécanisme qui réduit un risque précis (mutualisation de baux, bail commercial, rang de créance) sans le supprimer.

Cet article tranche en quatre temps : ce que « garanti » et « sécurisé » veulent dire, un tableau critère par critère, une simulation sur 100 000 € et 10 ans, puis une règle de décision en trois questions. La simulation porte sur 100 000 € détenus dix ans ; ce n'est pas l'allocation de Claire, qui n'est qu'un fil conducteur. Nous disons aussi, au fil du texte, ce qui ne nous arrange pas.

Fonds euros et immobilier sécurisent-ils la même chose ?

Non, et toute la confusion vient de là. Un fonds euros est une promesse contractuelle : l'assureur s'engage sur le capital, et le rendement servi chaque année devient définitivement acquis, c'est l'effet cliquet, détaillé dans notre article dédié. Le risque financier est porté par l'assureur. L'immobilier ne promet rien : sa valeur est ce qu'un acheteur acceptera de payer le jour où vous vendrez, plus les loyers perçus entre-temps. Vous achetez l'exposition à un actif réel, pas un engagement écrit.

« Sécuriser » recouvre alors deux questions. Retrouverai-je le montant que j'ai mis, à la date où j'en ai besoin ? C'est la force du fonds euros et la faiblesse de l'immobilier. Ce montant gardera-t-il son pouvoir d'achat ? Ici, personne n'est garanti : en 2025, les fonds euros ont servi 2,63 % en moyenne pour 0,9 % d'inflation (ACPR, analyse du 30 juin 2026), un rendement passé qui ne préjuge pas de celui de 2026 ; l'inflation de septembre 2026 est estimée à 3,0 % (INSEE, chiffre provisoire) et le taux de 2026 ne sera connu qu'en 2027. L'immobilier indexe ses loyers, avec retard et pas toujours, mais son prix n'est indexé sur rien : les logements anciens valent 6,1 % de moins qu'à leur plus haut de fin 2022 (calcul sur les indices Notaires-INSEE, deuxième trimestre 2026, provisoire).

Que veut dire « garanti » pour un fonds euros ?

Trois choses précises, et pas une de plus.

  • Qui garantit. L'assureur, avec son bilan : il s'engage sur le capital investi. Le contrat dit si cet engagement s'entend brut ou net des frais de gestion ; avec une garantie brute, des frais supérieurs au rendement servi peuvent éroder le capital, à lire dans les conditions générales. Ces frais sont de 0,63 % par an en moyenne et déjà déduits du taux servi (ACPR).
  • Qui paie si l'assureur fait défaut. Pour un assureur français, le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) indemnise jusqu'à 70 000 € par assuré et par assureur, tous contrats confondus (FGAP). Il n'intervient pas pour les assureurs européens opérant en libre prestation de services, par exemple luxembourgeois : leurs assurés relèvent d'un autre mécanisme de protection, décrit dans notre article Qui garantit quoi, qui montre aussi comment le plafond de 70 000 € se place face à ceux des dépôts et des titres. Au-delà de ce plafond, vous portez le risque de l'assureur : c'est la suite logique si votre capital dépasse 70 000 €.
  • Ce que la garantie ne couvre pas. Ni le rendement futur, ni le pouvoir d'achat, ni la disponibilité en toutes circonstances. En cas de menace grave et caractérisée pour la situation financière de l'ensemble ou d'une partie significative des assureurs, le Haut Conseil de stabilité financière peut limiter temporairement le paiement des rachats, pour trois mois renouvelables et six mois consécutifs au plus (article L631-2-1 du Code monétaire et financier). La mesure agit sur le calendrier des paiements, pas sur le montant garanti. Le dispositif de la loi Sapin 2 est détaillé dans Fonds euros et loi Sapin 2, à lire si ce blocage possible est ce qui vous retient.

Le fonds euros n'est d'ailleurs pas l'opposé de l'immobilier par ses actifs : fin 2025, ses placements comprenaient 5,2 % d'immobilier d'entreprise et 1,1 % d'immobilier d'habitation (France Assureurs, après transparence). La différence tient à qui porte le risque : l'assureur ici, vous dans les autres cas.

Que veut dire « sécurisé » pour de l'immobilier ?

Quand une brochure écrit « sécurisé » à propos d'immobilier, demandez ce qui sécurise quoi, et ce qui reste exposé. Voici la réponse véhicule par véhicule.

  • Immobilier locatif détenu en direct. Ce qui sécurise : un bien identifié, un bail, des loyers révisables selon l'indice de référence des loyers (IRL), en hausse de 1,15 % sur un an au deuxième trimestre 2026 (INSEE). Ce qui reste exposé : le prix (moins 0,8 % sur douze mois), la liquidité (958 000 ventes dans l'ancien sur douze mois à fin juin 2026, contre 1 251 000 au plus haut d'août 2021), le locataire et la vacance (les périodes sans locataire), les travaux, et le levier si vous empruntez (3,31 % en moyenne en août 2026 hors assurance, selon Crédit Logement). Les frais d'acquisition, de 7 à 8 % dans l'ancien (Notaires de France), ne s'amortissent que par une longue détention.
  • SCPI. Ce qui sécurise : la mutualisation de nombreux immeubles et de nombreux baux, et des loyers indexés. La note d'information est visée par l'AMF : ce visa atteste que l'information est complète et cohérente, pas que le placement est bon. Ce qui reste exposé : le prix de la part (moins 3,45 % en moyenne pondérée entre le 31 décembre 2024 et le 1er janvier 2026, baisses du 1er janvier 2025 comprises ; moins 1,89 % selon la méthode de la performance globale annuelle, d'après l'Association française des sociétés de placement immobilier, ASPIM) ; la liquidité (1,9 Md€ de parts en attente de retrait ou de cession au 30 juin 2026, soit 2,2 % de la capitalisation, et 11 SCPI ayant suspendu la variabilité de leur capital depuis janvier) ; et les choix de la société de gestion sur les immeubles, les prix et les frais. La baisse du stock depuis fin 2025 (2,8 Md€) vient surtout de la remise à zéro des carnets d'ordres de ces SCPI, pas d'une amélioration de la liquidité (communiqué ASPIM du 5 août 2026). Mutualiser protège d'un locataire défaillant, pas d'une baisse de valeur du parc. Le cabinet ne distribue pas de SCPI : notre verdict est éducatif, détaillé sur notre page SCPI, à lire pour savoir quoi vérifier avant de souscrire.
  • LMNP géré. Ce qui sécurise : un bail commercial dont la durée ne peut être inférieure à neuf ans (article L145-4 du Code de commerce), et la règle selon laquelle le redressement ou la liquidation de l'exploitant n'entraîne pas de plein droit la résiliation du bail (article L145-45 du Code de commerce). Cette règle maintient le bail, pas le niveau du loyer. Ce qui reste exposé : la solvabilité d'un exploitant unique. Chez plusieurs exploitants en procédure collective, des loyers ont été suspendus puis repris à un niveau inférieur : les cas documentés sont dans notre article sur le loyer LMNP en cas de redressement judiciaire. Reste aussi la revente d'un lot unique. C'est notre seule offre de placement immobilier locatif (le LODEOM logement social est un dispositif de réduction d'impôt, traité à part), ce qui nous oblige à être précis : ici, « sécurisé » veut dire adossé à un bail, jamais garanti. La page LMNP géré détaille le fonctionnement.
  • OPCI, club deals, obligations de promoteur. Les OPCI sont des fonds immobiliers ouverts aux particuliers ; un club deal est un investissement en direct dans un projet, souvent via une société dédiée ; une obligation de promoteur est un prêt consenti à un promoteur. Chacun a son mécanisme : plafonnement des rachats pour les OPCI, rang de créance et sûretés pour les obligations, et une garantie financière d'achèvement (elle finance l'achèvement de l'immeuble si le promoteur fait défaut) qui protège l'acquéreur du lot, pas le prêteur ni l'obligataire. Le cabinet n'en distribue pas ; notre hub immobilier les classe par niveau de risque, c'est la suite logique pour comparer tous les véhicules d'un seul regard.

Dans tous les cas, « sécurisé » veut dire « adossé à quelque chose de tangible », jamais « on vous rendra la mise ». Aucune de ces protections ne garantit le prix de revente ni la date à laquelle vous pourrez vendre.

Immobilier direct, SCPI, LMNP géré ou fonds euros : que comparer, critère par critère ?

Huit critères, quatre options. Les chiffres viennent de sources publiques datées, citées sous chaque tableau ; quand nous n'avons trouvé aucune source indépendante, nous l'écrivons plutôt que d'estimer.

Tableau 1 : qui protège le capital, et dans quelle limite
Immobilier locatif direct
Garantie du capital, et par qui
Aucune : le prix est celui du marché
Variation du prix
Logements anciens : moins 6,1 % depuis fin 2022, moins 0,8 % sur un an
Liquidité réelle
Aucun délai officiel retrouvé ; 958 000 ventes en douze mois (juin 2026), 1 251 000 au plus haut (2021)
Dépendance à un tiers
Locataire, travaux, banque si crédit
SCPI
Garantie du capital, et par qui
Aucune : le prix de la part suit le parc et l'offre et la demande
Variation du prix
Prix moyen des parts : moins 3,45 % en 2025 (moins 1,89 % selon la méthode de la performance globale annuelle) ; capital fixe : moins 33 % au premier semestre 2026
Liquidité réelle
1,9 Md€ de parts en attente (2,2 % de la capitalisation) ; 11 SCPI à capital variable suspendu depuis janvier
Dépendance à un tiers
Société de gestion : choix des immeubles, des prix, des frais
LMNP géré
Garantie du capital, et par qui
Aucune sur le prix ; le loyer dépend de l'exploitant
Variation du prix
Aucun indice indépendant retrouvé
Liquidité réelle
Un seul lot, avec son bail ; aucun délai ni décote moyens indépendants retrouvés
Dépendance à un tiers
Un exploitant unique, puis son éventuel repreneur
Fonds euros
Garantie du capital, et par qui
Oui, par l'assureur ; assureur français : FGAP jusqu'à 70 000 € s'il fait défaut
Variation du prix
Capital garanti par l'assureur (brut ou net des frais de gestion selon le contrat) et gains acquis chaque année, hors défaut ; seul le taux servi varie
Liquidité réelle
Rachat versé sous deux mois au plus ; limitation possible, six mois au plus
Dépendance à un tiers
Un seul : l'assureur

Sources : prix et ventes, INSEE (calcul sur indices, provisoire) ; SCPI, ASPIM ; garantie, FGAP; délai de rachat, article L132-21 du Code des assurances. Un tableau n'est pas un classement.

Tableau 2 : ce que ça rapporte, ce que ça coûte
Immobilier locatif direct
Revenu courant
Loyers nets de charges, vacance et impayés ; aucun rendement moyen national officiel retrouvé
Protection contre l'inflation
Loyers : IRL plus 1,15 % sur un an ; prix : moins 0,8 %
Frais
Acquisition : 7 à 8 % dans l'ancien, 2 à 3 % dans le neuf ; taxe foncière, charges
Fiscalité
Loyers (location nue) : barème de l'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux (18,6 % en meublé) ; plus-value : 19 % et 17,2 %, avec abattements selon la durée
SCPI
Revenu courant
Taux de distribution 2025 : 4,92 % du prix de la part, dont environ 4,24 % de revenus courants
Protection contre l'inflation
Performance globale annuelle : plus 1,5 % en 2025, moins 0,2 % en 2024, moins 0,4 % en 2023
Frais
Souscription : 5 à 12 % (guide AMF de 2019, fourchette de pratique et non plafond), environ 12 % sur deux SCPI récentes ; gestion prélevée sur les loyers
Fiscalité
En direct : revenus fonciers (barème et 17,2 %) ; en assurance-vie : fiscalité du contrat au rachat ; IFI (impôt sur la fortune immobilière) sur la fraction immobilière
LMNP géré
Revenu courant
Loyer fixé au bail et indexé selon sa clause ; aucun rendement moyen indépendant retrouvé (la page LMNP géré du cabinet indique une cible de 4 à 5 % net de charges, hors fiscalité : une cible, pas une moyenne constatée)
Protection contre l'inflation
Loyers : indice des loyers commerciaux plus 0,26 % sur un an (T2 2026), moins 0,45 % au T1
Frais
Notaire : 2 à 3 % dans le neuf ; rémunération du cabinet incluse dans le prix du programme ; comptabilité au réel
Fiscalité
Loyers en BIC (bénéfices industriels et commerciaux) : barème de l'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, sur un résultat réduit par l'amortissement du bien et du mobilier (mécanisme détaillé sur la page LMNP géré) ; plus-value : amortissements réintégrés, sauf exceptions dont certaines résidences de services
Fonds euros
Revenu courant
Pas de revenu : les gains sont capitalisés (2,63 % en moyenne en 2025)
Protection contre l'inflation
2,63 % en 2025 pour 0,9 % d'inflation ; 3,0 % d'inflation en septembre 2026 (provisoire)
Frais
Gestion du contrat : 0,63 % en moyenne, déjà déduits du taux servi ; entrée variable selon le contrat
Fiscalité
Prélèvements sociaux de 17,2 % prélevés chaque année sur les gains ; au rachat, impôt de 7,5 % après 8 ans (primes jusqu'à 150 000 €), 12,8 % avant

Sources : loyers (indice de référence des loyers), INSEE, loyers commerciaux, INSEE, inflation, INSEE (chiffre provisoire) ; SCPI, ASPIM et guide AMF ; frais d'acquisition, Notaires de France ; fiscalité, assurance-vie, plus-values et prélèvements sociaux. Ces chiffres sont des données passées : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Exceptions de réintégration des amortissements : résidences étudiantes, seniors et certains établissements, sous conditions.

Lecture rapide : le fonds euros est le seul des quatre à avoir un garant, et il le paie en rendement. Les trois options immobilières ne diffèrent pas par la garantie, aucune n'en a, mais par la nature du risque : prix et liquidité en direct, prix, liquidité et société de gestion en SCPI, exploitant en LMNP géré.

Que donnent 100 000 € sur 10 ans en fonds euros et en SCPI ?

Le but n'est pas de désigner un gagnant, mais de mesurer quel risque on achète, pour quel supplément de rendement. Les chiffres sont illustratifs, pas une prévision, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Voici d'abord les hypothèses, une par une, avec la raison de chaque choix.

Le cas de base oppose le haut de la fourchette de frais d'entrée d'une SCPI (12 %) à un fonds euros sans frais d'entrée : il est volontairement défavorable à la SCPI. Le cas à 2 % de frais d'entrée sur le fonds euros, au barème public du cabinet, est chiffré plus bas. Deux de nos autres articles retiennent 10 % de frais et d'autres délais de jouissance pour le même type de calcul : leurs résultats diffèrent donc des nôtres, et ces écarts se lisent comme des ordres de grandeur, pas comme un résultat unique.

  • Mise et durée. 100 000 € payés comptant, sans crédit, sur dix ans : c'est la durée de conservation recommandée, dix ans, par la note d'information d'une SCPI récente que nous avons relue (mise à jour le 27 mai 2025), et une durée supérieure aux huit ans qui ouvrent la fiscalité allégée de l'assurance-vie. Le crédit change le risque : voir la SCPI à crédit et l'effet de levier.
  • Fonds euros à 2,63 % par an, constant. C'est le rendement moyen servi en 2025, net des frais de gestion du contrat et avant prélèvements sociaux (ACPR). Il inclut des bonifications liées aux unités de compte : sans bonification, le taux est inférieur d'au moins 0,4 point. Le taux réel changera chaque année ; nous le figeons pour isoler le reste. Aucun frais d'entrée dans le cas de base, parce que des courtiers en ligne n'en facturent pas ; le cas à 2 %, celui du barème du cabinet, est chiffré plus bas.
  • SCPI : 4,24 % de revenus courants. Le taux de distribution 2025 (dividende brut divisé par le prix de la part) est de 4,92 %, mais environ 0,68 point correspond à des revenus non courants ou à de la fiscalité payée par le fonds (ASPIM). Nous gardons la part courante, supposée constante, ce qui est indulgent : la moitié des SCPI ont réduit leur acompte en 2025, de 10 % en moyenne pondérée. Les frais de gestion de la société sont déjà déduits de ces revenus.
  • Frais de souscription de 12 %. C'est le haut de la fourchette de pratique citée par l'AMF dans son guide de 2019 (5 à 12 %, pas un plafond légal) et le niveau de deux SCPI récentes dont nous avons relu les documents : 11,964 % du prix pour la première (note d'information mise à jour le 27 mai 2025) et 12 % TTC, soit 24 € sur 200 €, pour la seconde (conditions en vigueur depuis le 24 juin 2025, selon le bulletin d'information lié plus bas). En capital variable, le retrait compensé par une souscription ne peut dépasser le prix de souscription diminué de la commission de souscription (article 422-230 du règlement général de l'AMF). Les documents des deux SCPI précisent le calcul : 11,964 % de commission exonérée de TVA donnent un retrait à 88,04 % du prix, et 12 % TTC (20 € hors taxe sur 200 €) un retrait de 180 € pour 200 €, soit 90 %. Nous retenons 88 000 € de valeur de retrait pour 100 000 € payés : c'est une hypothèse défavorable à la SCPI, volontairement. Des modèles sans frais d'entrée, avec frais de sortie dégressifs, existent : nous les chiffrons plus bas.
  • Environ six mois sans revenu la première année. Cinq à six mois selon la date de réception des fonds ; nous retenons six, hypothèse un peu prudente. Sur les documents lus, la jouissance des parts (le début du versement des revenus) commence le premier jour du sixième mois suivant la souscription (bulletin d'information d'une SCPI). La première année ne verse donc que la moitié du revenu.
  • Prix de la part dans dix ans : moins 15 %, inchangé, plus 10 %. Baisse : l'ASPIM a mesuré moins 4,9 % en 2023, moins 4,5 % en 2024 (communiqué du 10 février 2025) et moins 3,45 % en 2025 pour le prix moyen pondéré (baisses du 1er janvier 2025 comprises ; moins 1,89 % selon la méthode de la performance globale annuelle), soit environ moins 12 % en trois ans (chaînage indicatif, avec le chiffre de 2025 le plus défavorable). Moins 15 % sur dix ans est donc un scénario moins rapide que la tendance récente : le segment à capital fixe (nombre de parts fixé à la création) a perdu 33 % au premier semestre 2026, l'ensemble du marché 2,4 %. Inchangé : 66 % des SCPI n'ont pas modifié leur prix en 2025. Hausse : plus 10 % sur dix ans, soit environ 1 % par an, le rythme de l'inflation 2025 ; sur les quatre dernières années, seule 2022 a vu le prix moyen monter (environ 1,5 %, d'après l'écart entre performance globale et taux de distribution).
  • Fiscalité de la SCPI. Détenue en direct, pour isoler le véhicule sans frais de contrat. Revenus imposés chaque année à une tranche marginale d'imposition (TMI) de 30 %, tranche intermédiaire entre 11 % et 41 % choisie pour ne favoriser ni un foyer peu imposé ni un foyer très imposé ; 11 % est testé plus bas. S'y ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 47,2 % ; la CSG déductible est ignorée et les revenus sont supposés français. Aucune plus-value imposable dans le cas de base : le prix de cession reste inférieur au prix payé, frais compris.
  • Fiscalité du fonds euros. Assurance-vie de plus de huit ans, primes inférieures à 150 000 € : 17,2 % de prélèvements sociaux, prélevés chaque année par l'assureur sur les intérêts. Au rachat, 7,5 % d'impôt sur le revenu, calculé sur les produits avant prélèvements sociaux (hypothèse prudente, non vérifiée dans la doctrine fiscale : si ces prélèvements réduisaient la base, le total après impôt serait supérieur d'environ 375 €), sans l'abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 €, qui ne porte que sur l'impôt sur le revenu et le réduirait de 345 € à 690 €. Le total prélevé sur dix ans (7 780 €) comprend aussi le rendement que les prélèvements annuels empêchent de capitaliser.
  • Comparer des flux de dates différentes. Les revenus de la SCPI ne sont pas replacés. Le taux de rendement interne (TRI), le taux annuel unique qui égalise la mise, les revenus et la sortie, permet de comparer les deux sans cette limite.
100 000 € sur 10 ans : fonds euros et SCPI selon le prix de la part
Fonds euros
2,63 % par an
Revenus encaissés en 10 ans, avant impôt
0 € (gains capitalisés)
Total avant impôt
129 641 €
Impôt et prélèvements sociaux
7 780 €
Total après impôt
121 862 €
TRI avant impôt
2,63 %
TRI après impôt
2,00 %
Perte sur le capital seul (retrait moins mise)
0 € si la garantie est nette de frais (cas simulé), hors défaut de l'assureur
SCPI, prix moins 15 %
valeur de retrait 74 800 €
Revenus encaissés en 10 ans, avant impôt
40 280 €
Total avant impôt
115 080 €
Impôt et prélèvements sociaux
19 012 €
Total après impôt
96 068 €
TRI avant impôt
1,68 %
TRI après impôt
moins 0,44 %
Perte sur le capital seul (retrait moins mise)
moins 25 200 €
SCPI, prix inchangé
valeur de retrait 88 000 €
Revenus encaissés en 10 ans, avant impôt
40 280 €
Total avant impôt
128 280 €
Impôt et prélèvements sociaux
19 012 €
Total après impôt
109 268 €
TRI avant impôt
2,95 %
TRI après impôt
0,97 %
Perte sur le capital seul (retrait moins mise)
moins 12 000 €
SCPI, prix plus 10 %
valeur de retrait 96 800 €
Revenus encaissés en 10 ans, avant impôt
40 280 €
Total avant impôt
137 080 €
Impôt et prélèvements sociaux
19 012 €
Total après impôt
118 068 €
TRI avant impôt
3,72 %
TRI après impôt
1,82 %
Perte sur le capital seul (retrait moins mise)
moins 3 200 €

Cas type illustratif, calculé par script (hypothèses ci-dessus). La SCPI est détenue en direct (revenus imposés à 47,2 % chaque année) et le fonds euros est logé dans une assurance-vie de plus de huit ans (17,2 % de prélèvements sociaux chaque année, puis 7,5 % d'impôt au rachat) : les écarts après impôt reflètent donc aussi la différence d'enveloppe fiscale, pas seulement celle de l'actif. Pour le fonds euros, la ligne impôt cumule les prélèvements sociaux annuels (4 994 €), l'impôt au rachat (2 177 €) et le rendement que les prélèvements annuels empêchent de capitaliser (609 €). Le total est la valeur du capital au bout de 10 ans plus les revenus encaissés, nets d'impôt pour les lignes concernées. TRI : taux de rendement interne annuel. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Le risque acheté. Dans le scénario de baisse, la valeur de retrait tombe à 74 800 € : 25 200 € de moins que la mise, avant de compter les revenus. Même avec un prix inchangé, on ne retrouve que 88 000 €, à cause des frais de souscription. Le fonds euros garantit le capital (net des frais de gestion dans le cas simulé), hors défaut de l'assureur : sa perte potentielle se situe ailleurs, dans le pouvoir d'achat et le plafond de garantie.

Et en cas de revente anticipée ? Mêmes hypothèses (12 % de frais, prix de part inchangé, six mois sans revenu la première année), revente après deux ans. La valeur de retrait (88 000 €) et les revenus encaissés (6 360 €) font 94 360 € pour 100 000 € payés, avant impôt, contre 105 329 € pour le fonds euros à 2,63 %. Les revenus ne couvrent les 12 000 € de frais qu'au bout d'environ quatre ans avant impôt, et de six ans après impôt à TMI 30 %. Chiffres illustratifs, pas une prévision.

Le supplément de rendement. Avant impôt, l'écart de TRI avec le fonds euros va de moins 0,95 point (baisse) à plus 0,32 point (prix inchangé), puis plus 1,09 point (hausse). Pour que la SCPI rattrape le fonds euros, le prix de la part doit progresser d'au moins 1,5 % sur dix ans avant impôt, et d'environ 15 % après impôt à TMI 30 %, en tenant compte de l'impôt sur la plus-value qui apparaît alors. Après impôt, avec une SCPI détenue en direct et un fonds euros en assurance-vie, aucun des trois scénarios ne la place devant : une partie de l'écart tient à l'enveloppe fiscale (47,2 % par an sur les revenus de la SCPI contre 17,2 % de prélèvements annuels, puis 7,5 % d'impôt au rachat, sur le fonds euros), pas à l'immobilier.

L'écart affiché n'est pas l'écart que vous encaissez. 4,92 % de distribution contre 2,63 % font apparaître 2,3 points d'avance. L'escalier suivant montre ce qu'il en reste.

De 4,92 % affichés au rendement annuel équivalent d'une SCPI (prix de part inchangé)
TRI avant impôt, sauf mention contraire
Taux de distribution 2025 affiché
4,92 %
En ne gardant que les revenus courants
4,24 %
Après six mois sans revenu la première année
3,99 %
Après 12 % de frais de souscription
2,95 %
Après impôt (TMI 30 % et 17,2 %)
0,97 %
Fonds euros, pour comparaison
2,63 % avant impôt, 2,00 % après

Les frais de souscription retirent à eux seuls 1,04 point par an sur dix ans ; le délai de jouissance, 0,25 point.

Et si les hypothèses changent ? Elles peuvent changer le résultat, dans les deux sens. Sans frais de souscription (modèle à frais de sortie dégressifs, nuls au bout de six ans sur la fiche d'une SCPI que nous avons relue), le TRI avant impôt à prix inchangé monte à 3,99 %, soit 1,36 point de plus que le fonds euros : c'est le supplément « propre » le plus proche de ce que la SCPI peut offrir. À TMI 11 %, le total après impôt à prix inchangé passe de 109 268 € à 116 921 €.

Côté fonds euros, sans bonification (environ 2,2 %, au plus 2,23 %), le total après impôt tombe à environ 118 000 € au lieu de 121 862 €. Avec 2 % de frais d'entrée, comme le barème public du cabinet sur 100 000 €, il est de 119 574 € : nous le chiffrons ici parce que cet écart nous concerne.

Cumulés, les cas extrêmes donnent, après impôt, 93 941 € (prix moins 15 %, distribution moins 10 %, 12 % de frais, TMI 30 %) à 140 651 € (prix plus 10 %, aucun frais d'entrée, revenus de 4,92 %, c'est-à-dire le taux de distribution affiché pris tel quel, TMI 11 %, après 2 908 € d'impôt sur une plus-value de 10 000 €). La SCPI ouvre un éventail large, le fonds euros un éventail étroit, puisque seul le taux servi chaque année change : c'est cela, acheter un risque.

Ce que la simulation ne dit pas. Elle prend la SCPI en détention directe ; en assurance-vie, la fiscalité (au rachat) et les frais du contrat changent le résultat, et notre comparatif SCPI en assurance-vie ou en direct compare ces deux façons de la détenir. Elle suppose aussi que les frais de souscription entrent dans le prix d'acquisition d'une éventuelle plus-value, point que nous n'avons pas pu vérifier : sinon le scénario de hausse coûterait environ 2 559 € d'impôt de plus. Pour refaire le calcul avec votre propre taux d'imposition, le rendement net réel d'une SCPI sur 10 ans détaille chaque ligne.

Les risques que nous nommons, avant toute conclusion
  • Fonds euros : le défaut de l'assureur au-delà de 70 000 €
    Pour un assureur français, le FGAP s'arrête à 70 000 € par assuré et par assureur ; il n'intervient pas pour un assureur européen en libre prestation de services (luxembourgeois, par exemple), dont les assurés relèvent d'un autre mécanisme. Un capital plus important placé chez un seul assureur est exposé, pour le surplus, à la solvabilité de celui-ci. La parade est de répartir entre plusieurs assureurs.
  • Fonds euros : le calendrier et le pouvoir d'achat
    Un rachat est versé sous deux mois au plus, mais peut être limité par décision du Haut Conseil de stabilité financière, en cas de menace grave pour l'ensemble du secteur, pendant six mois consécutifs au plus. Surtout, le taux servi varie chaque année et rien ne l'oblige à égaler l'inflation (3,0 % en septembre 2026, chiffre provisoire).
  • Immobilier en direct : le prix, la liquidité et le levier
    Les logements anciens valent 6,1 % de moins qu'à leur plus haut de 2022, et les ventes ont reculé de 1 251 000 à 958 000 sur douze mois entre 2021 et 2026. Emprunter ajoute une dette fixe à un actif dont le prix varie : l'AMF le rappelle pour les SCPI, dont les parts achetées à crédit peuvent devoir être vendues en cas de défaillance, avec perte en capital (position AMF DOC-2011-24).
  • SCPI : la société de gestion, la liquidité et les frais
    Le prix de la part et la file d'attente dépendent de choix qui ne sont pas les vôtres. 1,9 Md€ de parts attendaient preneur ou retrait au 30 juin 2026, concentrés sur quelques fonds : 15 SCPI portaient environ les trois quarts du stock fin 2025. Les frais de souscription, jusqu'à 12 %, sont payés dès le premier jour.
  • LMNP géré : un exploitant, un lot
    Le loyer est la dette d'un exploitant unique. S'il fait défaut, les loyers peuvent être suspendus, réduits ou renégociés avec un repreneur, et nous n'avons pas retrouvé de fonds de garantie légal qui couvrirait ce risque pour un propriétaire particulier. La revente porte sur un lot unique, sans délai ni décote moyens publiés par une source indépendante que nous ayons retrouvée.

Comment choisir entre immobilier et fonds euros : le test des trois questions ?

Trois questions, dans cet ordre, à poser pour chaque tranche de votre capital. Nous l'appelons le test des trois questions.

  1. Quand aurez-vous besoin de cet argent ? Moins de dix ans, ou une date fixe : un fonds euros ou un livret répondent mieux à ce besoin qu'une poche immobilière, pour les raisons vues plus haut (frais d'entrée, prix variable, délai de vente). Les frais de souscription d'une SCPI pèsent environ 1 point de rendement annuel sur dix ans, et une revente après deux ans, à prix inchangé, rend 94 360 € pour 100 000 € payés, avant impôt.
  2. Pourriez-vous devoir retirer cet argent sans préavis ? Un imprévu (travaux, santé, perte de revenus) exige une disponibilité que ni un bien ni des parts en attente de retrait ne garantissent. Le socle liquide passe d'abord : livrets, puis fonds euros, rachetable sous deux mois au plus.
  3. Que feriez-vous si ce capital valait 15 % de moins pendant plusieurs années ? Sur 100 000 €, 15 000 € de moins sur le papier, alors que les logements anciens ont déjà reculé de 6,1 % depuis fin 2022. Si cette perspective vous ferait vendre, ou vous empêcherait de dormir, l'immobilier est mal placé pour être la tranche qui « sécurise » : il adosse votre argent à un actif, il ne le garantit pas.

Trois réponses favorables : une poche immobilière peut être envisagée pour cette tranche. Une seule réponse défavorable : l'immobilier est probablement mal adapté à cette tranche, qui relève plutôt de supports garantis ou disponibles (fonds euros, livrets). Claire, notre cas type, ne passerait pas le test pour la part destinée à son enfant dans huit à dix ans, et pourrait le passer pour celle dont elle n'aurait pas l'usage avant longtemps. Ce test est un outil de réflexion, pas une recommandation personnalisée : il ne tient compte ni de votre fiscalité ni de vos autres actifs.

Le test dit quelles tranches peuvent aller dans l'immobilier, pas combien. Cela dépend de ce que vous détenez déjà : l'immobilier représente 61 % du patrimoine brut des ménages français, résidence principale comprise (INSEE, début 2024). Si vous êtes déjà dans ce cas, la question change : notre article diversifier quand on a déjà beaucoup d'immobilier est la suite logique.

Faut-il vraiment choisir entre immobilier et fonds euros ?

Rarement : les deux répondent à des questions différentes. Une logique courante les range dans un ordre. D'abord le socle liquide et garanti, dans les limites vues plus haut : l'épargne de précaution en livrets, pour la liquidité immédiate (le Livret A est à 1,7 %, taux révisé chaque 1er février et 1er août), puis un fonds euros pour les sommes à date fixe. Ensuite la poche immobilière, financée par ce qui reste une fois le socle constitué. L'ordre compte : sans socle, un imprévu vous oblige à vendre l'immobilier au moment choisi par le marché, pas par vous.

Pour comprendre les familles de véhicules et vérifier celui qui vous intéresse, deux lectures se suivent : le hub immobilier, qui classe les familles de véhicules par niveau de risque, puis les critères d'un placement immobilier sécurisé, qui donnent la grille de vérification à appliquer avant de s'engager. Pour comparer deux véhicules voisins, l'article OPCI grand public ou SCPI compare leur risque, liquidité comprise.

Ce qu'il faut retenir

La réponse. Le fonds euros garantit un montant : un assureur s'y engage, brut ou net de frais de gestion selon le contrat, et un fonds de garantie intervient jusqu'à 70 000 € s'il fait défaut. L'immobilier ne garantit rien : il adosse votre argent à un actif réel et à des loyers, mais le prix, la date de sortie et la solidité de ceux qui paient les loyers restent exposés. Pour un capital à date fixe ou à disponibilité immédiate, le fonds euros répond mieux à ce besoin. Pour du long terme que vous pouvez voir baisser sans y toucher, une poche immobilière peut s'y ajouter, rarement s'y substituer.

Ce que coûte un mauvais horizon. Il se voit tard. Une SCPI revendue au bout de deux ans à prix inchangé rend environ 94 360 € pour 100 000 € payés, avant impôt, quand le fonds euros de la simulation en rendrait environ 105 329 €. Un bien à revendre dans un marché en recul de 6,1 % depuis 2022 se vend au prix du marché, pas à votre prix de revient.

La suite logique. Lisez le hub immobilier pour situer chaque famille de véhicules sur l'échelle de risque ; si votre patrimoine est déjà majoritairement immobilier, commencez par l'article sur la diversification.

Si vous voulez un second regard. Nous pouvons faire le point avec vous sur la part d'immobilier de votre patrimoine et sur la liquidité dont vous disposez, en demandant un point. Le premier rendez-vous est gratuit et sans démarchage ; il porte sur la structure de votre patrimoine, pas sur un produit à acheter. La page du cabinet dit ce que nous faisons, et ce que nous ne faisons pas.

Questions fréquentes

L'immobilier est-il plus sûr qu'un fonds euros ?+

Tout dépend de ce que vous appelez « sûr ». Pour retrouver 100 000 € à une date précise, le fonds euros est plus sûr, parce qu'un assureur s'engage sur le capital et que, pour un assureur français, un fonds de garantie intervient jusqu'à 70 000 € s'il fait défaut. L'immobilier ne garantit rien : les logements anciens valent 6,1 % de moins qu'à leur plus haut de fin 2022 (calcul sur les indices INSEE, deuxième trimestre 2026). En revanche, il vous donne un actif réel et des loyers, que le fonds euros ne vous donne pas.

Que devient mon fonds euros si l'assureur fait faillite ?+

Le Fonds de garantie des assurances de personnes (FGAP) indemnise jusqu'à 70 000 € par assuré et par assureur, tous contrats confondus : trois contrats chez le même assureur français ne sont donc couverts qu'à 70 000 € au total. L'indemnisation se fait sur la valeur de rachat. Au-delà, vous portez le risque de la compagnie, ce qui plaide pour répartir un gros capital entre plusieurs assureurs. Le FGAP n'intervient pas pour les assureurs européens qui opèrent en libre prestation de services (installés hors de France, ils vendent en France sans succursale), par exemple luxembourgeois : leurs assurés relèvent d'un autre mécanisme de protection, décrit dans notre article Qui garantit quoi.

Mon fonds euros peut-il être bloqué ?+

Temporairement, et seulement dans un cas précis : en cas de menace grave et caractérisée pour la situation financière de l'ensemble ou d'une partie significative des assureurs, le Haut Conseil de stabilité financière peut limiter temporairement le paiement des rachats, pour trois mois renouvelables et six mois consécutifs au plus. Hors décision de ce type, le Code des assurances impose de verser la valeur de rachat (la somme que vous récupérez en sortant du contrat) dans un délai de deux mois au plus. La mesure retarde le paiement, elle ne modifie pas le montant garanti.

La pierre protège-t-elle vraiment de l'inflation ?+

En partie, et sans garantie. Les loyers sont révisés selon des indices : l'indice de référence des loyers a progressé de 1,15 % sur un an au deuxième trimestre 2026, l'indice des loyers commerciaux de 0,26 % après un recul de 0,45 % au premier trimestre. Ces hausses peuvent rester sous l'inflation, estimée à 3,0 % en septembre 2026 (chiffre provisoire). Quant au prix de vente, il n'est indexé sur rien : il a reculé de 0,8 % sur douze mois au deuxième trimestre 2026.

Une SCPI placée dans une assurance-vie est-elle garantie ?+

Non. L'assurance-vie change la fiscalité (gains imposés au rachat) et les modalités de sortie, pas la nature du risque : le capital investi en parts de SCPI n'est pas garanti. Le FGAP couvre la défaillance de l'assureur, pas la baisse de valeur des parts. Les frais d'entrée de la SCPI s'ajoutent à ceux du contrat. Dans son communiqué du 5 août 2026, l'Association française des sociétés de placement immobilier (ASPIM) note que des tensions de liquidité persistent notamment pour les OPCI grand public (fonds immobiliers ouverts aux particuliers) et les sociétés civiles proposées en unités de compte (les supports d'investissement d'un contrat, hors fonds euros). Notre comparatif sur la détention en assurance-vie ou en direct détaille ce choix.

Un LMNP géré garantit-il mes loyers ?+

Non. Le loyer est la dette d'un exploitant, au titre d'un bail commercial dont la durée ne peut être inférieure à neuf ans. Le locataire peut en principe donner congé à chaque période de trois ans. Certains baux peuvent écarter cette faculté (baux de plus de neuf ans, locaux construits pour une seule utilisation, bureaux, stockage) ; pour les résidences de tourisme, la loi l'exclut. À vérifier ligne à ligne dans le bail. L'ouverture d'un redressement ou d'une liquidation ne résilie pas le bail de plein droit, mais des loyers peuvent être suspendus, réduits ou renégociés si l'exploitant fait défaut ou est remplacé. Nous n'avons pas retrouvé de fonds de garantie légal qui couvrirait ce risque pour un propriétaire particulier.

Si je revends une SCPI au bout de deux ans, est-ce que je perds de l'argent ?+

Dans notre simulation, oui, avant même une baisse de prix. Avec 12 % de frais de souscription et un prix de part inchangé, la valeur de retrait (88 000 €) et les revenus encaissés en deux ans (6 360 €) font 94 360 € pour 100 000 € payés, avant impôt, alors qu'un fonds euros à 2,63 % aurait donné 105 329 €. Il faut environ quatre ans de revenus pour couvrir les frais, et six ans après impôt à une tranche marginale d'imposition (TMI) de 30 %. Chiffres illustratifs : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. C'est pourquoi l'horizon est la première question du test.

Diagnostic gratuit

Quelle part de votre patrimoine est déjà adossée à l'immobilier, et de quelle liquidité disposez-vous ?

Nous partons de ce que vous détenez : résidence principale, biens locatifs, contrats d'assurance-vie, livrets. Nous mesurons la part d'immobilier, la liquidité disponible et l'horizon de chaque tranche, et nous vous expliquons ce que cela change pour votre situation. Le point porte sur la structure de votre patrimoine, pas sur un produit particulier. Nous ne distribuons ni SCPI, ni OPCI, ni club deals. Gratuit, confidentiel, sans démarchage.
  • 30 à 45 minutes, par téléphone ou en visio, avec un conseiller du cabinet.
  • Aucun démarchage ensuite — un rendez-vous sur cinq se conclut par « ne changez rien ».
  • Confidentiel : données jamais cédées, aucun fonds détenu par le cabinet.

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