PlacementGaranti
Outil · Simulateur

Capital Garanti vs Fonds Euros vs Compte à terme — sur 5, 10 et 20 ans

Trois placements sécurisés, comparés en euros nets : coupons non capitalisés du produit structuré, rappel anticipé, prélèvements sociaux annuels du fonds euros, fiscalité du compte à terme. Chaque mécanisme est expliqué sous le simulateur.

Avant de bouger un curseur, un rappel utile : les trois produits comparés ici sont tous des placements sécurisés, jamais des placements sans aucun risque au sens absolu. Ces trois placements partagent un point commun rare : un capital protégé à l'échéance, hors défaut de l'émetteur, de l'assureur ou de la banque selon le cas. Ils diffèrent en revanche profondément sur la façon dont le rendement affiché se transforme — ou pas — en capital net réellement disponible à la fin. La plupart des comparatifs publiés en ligne juxtaposent des taux bruts sans tenir compte de ces mécanismes, ce qui produit des classements trompeurs. Ce simulateur applique la fiscalité et les frais réels à chacun des trois, pour comparer ce qui compte vraiment : le montant qui atterrit sur votre compte à l'horizon choisi, pas le pourcentage affiché en gras dans une brochure commerciale.

Capital Garanti (produit structuré)
66 833 €
Gain net à 10 ans : +16 833 €
Soit 2,94 % annualisé net
Fiscalité & frais sur la période : −13 013 €
Rappel anticipé ~3 ans (moyenne observée) · assurance-vie, frais 0,85 %/an + PFU 30 % au rachat
Meilleur capital net à terme
Fonds euros
62 879 €
Gain net à 10 ans : +12 879 €
Soit 2,32 % annualisé net
Fiscalité & frais sur la période : −3 023 €
Prélèvements sociaux 17,2 % prélevés chaque année sur les intérêts
Compte à terme
62 126 €
Gain net à 10 ans : +12 126 €
Soit 2,20 % annualisé net
Fiscalité & frais sur la période : −6 386 €
PFU 31,4 % prélevé par défaut chaque année sur les intérêts

Ce résultat est calculé avec des hypothèses standards. Avec votre TMI réelle et vos enveloppes existantes, l'écart peut être différent.

Recalculer avec ma situation réelle
Capital net5 ans10 ans20 ans
Capital Garanti (produit structuré)57 624 € (+7 624 €)66 833 € (+16 833 €)91 640 € (+41 640 €)
Fonds euros56 071 € (+6 071 €)62 879 € (+12 879 €)79 076 € (+29 076 €)
Compte à terme55 734 € (+5 734 €)62 126 € (+12 126 €)77 193 € (+27 193 €)
Au-delà des plafonds, la protection compte autant que le rendement

Le tableau ci-dessus compare des rendements nets, mais ne dit rien du mécanisme qui protège votre capital si l'établissement fait défaut. Sur les 50 000 € simulés, voici ce que chaque enveloppe couvre réellement :

Compte bancaire / CAT
50 000 €
Intégralement couvert
FGDR, plafonné à 100 000 € par déposant et par établissement.
Assurance-vie française
50 000 €
Intégralement couvert
FGAP, plafonné à 70 000 € par déposant et par établissement.
Assurance-vie Luxembourg
50 000 €
Intégralement couvert
Triangle de Sécurité : les actifs sont isolés du bilan de l'assureur, sans plafond légal — le Super Privilège place l'assuré premier créancier en cas de défaillance.

La fiscalité d'une assurance-vie luxembourgeoise est identique à celle d'un contrat français pour un résident fiscal français — ce n'est pas là que se joue la différence. Comprendre le Triangle de Sécurité et à partir de quel montant il devient pertinent.

Et si vous mettiez ce capital en LMNP géré plutôt ?

Le LMNP géré n'a volontairement pas sa place dans le tableau ci-dessus : c'est de l'immobilier, pas un placement à capital garanti — l'ajouter à une comparaison de capital final aurait laissé croire à une sécurité qu'il n'offre pas. Voici en revanche l'ordre de grandeur des loyers nets sur 50 000 € investis :

Loyer net annuel cible
2 250 €
Soit 4,50 % net de charges, hors fiscalité
Cumul des loyers nets à 10 ans
22 500 €
Quasi non fiscalisé les 15 à 20 premières années (amortissement comptable)

Ce chiffre ne comprend jamais la valeur du bien lui-même : elle n'est pas garantie, et la revente se fait sur un marché secondaire spécifique, avec un risque de décote — contrairement au capital des trois placements comparés plus haut, protégé à l'échéance hors défaut de l'émetteur. Comprendre la mécanique du LMNP géré, risques inclus.

Vous voulez confronter ces 66 833 € à 10 ans à votre situation réelle ?

Faire calibrer la simulation

Comprendre les calculs — les mécanismes que ce simulateur intègre

0. Pourquoi comparer ces trois produits précisément

Capital Garanti, fonds euros et compte à terme occupent chacun une place distincte dans une allocation sécurisée, mais ils sont fréquemment confondus parce qu'ils partagent l'étiquette « sans risque ». Le fonds euros reste liquide à tout moment mais son rendement varie chaque année selon les décisions de l'assureur. Le compte à terme verrouille un taux fixe sur une durée courte à moyenne, au prix d'une pénalité en cas de sortie anticipée. Le Capital Garanti vise structurellement le rendement le plus élevé des trois sur un horizon long, en échange d'un blocage plus marqué et d'une mécanique plus complexe à comprendre. Comparer les trois sur les mêmes horizons, net de fiscalité, permet de sortir du réflexe qui consiste à choisir sur le seul taux affiché en tête de brochure.

1. Un coupon de 5 % par an n'est pas du 5 % annualisé

Le coupon d'un produit structuré est dit « mémoire » : il s'accumule chaque année sans être capitalisé — les coupons des années passées ne produisent pas eux-mêmes d'intérêts tant que le produit vit. Un produit à 5 % par an qui court 10 ans sans être rappelé verse 50 % au total (5 % × 10), là où un placement à 5 % réellement composé aurait produit +62,9 %. Ramené en taux annualisé, ce 5 % « affiché » ne vaut alors que 4,14 % par an — c'est l'écart que la carte « annualisé net » du simulateur rend visible, et c'est pour cela qu'un coupon facial ne se compare jamais directement au taux composé d'un fonds euros ou d'un livret. Le mécanisme complet, avec le tableau année par année pour un coupon de 5, 8 ou 10 %, est détaillé dans notre article sur le coupon à effet mémoire.

2. Le rappel anticipé (autocall) et le réinvestissement

En pratique, la plupart des produits structurés ne vont pas au bout de leur durée contractuelle : sur les autocalls lancés en Europe entre 2010 et 2023, la durée de vie moyenne observée est de 2 à 3 ans, environ 72 % étant rappelés avant 3 ans. Le simulateur retient par défaut un rappel tous les 3 ans : à chaque rappel, capital et coupons sont restitués puis réinvestis dans un nouveau produit. Ce roulement a deux effets contraires qu'il faut chiffrer ensemble : il restaure une forme de capitalisation (le capital réinvesti est plus gros à chaque cycle), mais il déclenche la fiscalité à chaque rappel en compte-titres, et il expose aux conditions de marché du moment pour le produit suivant — rien ne garantit de retrouver le même coupon. Le scénario « jamais rappelé » montre le cas le plus défavorable au coupon simple : 10 ans de coupons non capitalisés.

3. La fiscalité, produit par produit

Fonds euros : les taux communiqués par les assureurs sont nets de frais de gestion mais bruts de prélèvements sociaux — or les PS de 17,2 % sont prélevés chaque année, au moment où les intérêts sont inscrits au contrat. Seul le net recapitalise : un fonds euros affiché à 2,80 % capitalise réellement à 2,32 % par an. L'impôt sur le revenu éventuel (12,8 % ou barème) ne s'applique qu'au rachat, avec l'abattement après 8 ans — il n'est pas modélisé ici. Compte à terme : par défaut, les intérêts sont fiscalisés chaque année au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS) au fil de leur versement — un taux brut de 3,20 % capitalise donc à 2,20 % net. Produit structuré : tout dépend de l'enveloppe, et c'est le choix que proposent les deux boutons du simulateur. Logé en assurance-vie, aucun impôt n'est dû à chaque rappel (la fiscalité est différée), mais le PFU de 30 % est bien appliqué sur le gain total au moment du rachat simulé — l'impôt est reporté, pas supprimé. Les frais de gestion du contrat — 0,85 % par an dans notre hypothèse — viennent en plus en déduction du coupon. Logé en compte-titres, aucuns frais de gestion, mais le PFU de 31,4 % est prélevé sur les coupons à chaque rappel — avec un rappel tous les 3 ans, la fiscalité frappe donc plusieurs fois sur la période, en rognant à chaque fois la base réinvestie.

4. Ce que la simulation ne modélise pas

Les délais de réinvestissement entre deux produits (quelques semaines où le capital ne produit rien), l'évolution des conditions de marché entre deux émissions (le coupon du produit suivant peut être inférieur), le risque de défaut de l'émetteur, l'abattement de 4 600 € / 9 200 € applicable après 8 ans sur le rachat de l'assurance-vie (non modélisé ici — le simulateur applique le PFU de 30 % sur l'intégralité du gain, une hypothèse conservatrice), et toute sortie avant échéance — qui se fait à la valeur de marché. Ces éléments jouent tous dans le même sens : la réalité est en général un peu moins favorable que la projection. C'est un parti pris assumé de ce site : mieux vaut un simulateur qui sous-promet qu'une brochure qui sur-promet.

5. Comment utiliser ces résultats dans une vraie décision

Le produit qui affiche le capital net le plus élevé à un horizon donné n'est pas automatiquement le bon choix : l'horizon simulé doit correspondre à votre horizon réel, pas l'inverse. Un Capital Garanti qui l'emporte nettement à 10 ans peut être un mauvais choix si votre besoin réel se situe à 4 ans — la sortie anticipée d'un produit structuré se fait à la valeur de marché, jamais garantie. À l'inverse, un compte à terme qui semble modeste sur 20 ans reste la bonne réponse pour un besoin daté à 18 mois. Le simulateur donne un ordre de grandeur net, pas une recommandation : il doit se lire en fonction de la date à laquelle vous savez, avec une quasi-certitude, que vous aurez besoin du capital — pas en fonction du seul chiffre le plus élevé affiché à l'écran.

Le bon usage de cet outil n'est donc pas de chercher LE meilleur des trois dans l'absolu, mais de tester plusieurs horizons successifs — 5, 10 et 20 ans — pour voir à partir de quel point le classement bascule d'un produit à l'autre. C'est souvent ce point de bascule, plus que le résultat à un seul horizon, qui éclaire le mieux une vraie décision d'allocation.

Pourquoi ce simulateur donne des résultats différents des brochures commerciales

La plupart des brochures de produits structurés annoncent un coupon facial — « jusqu'à 8% par an » — sans jamais préciser s'il est capitalisé, ni à quelle fréquence le produit est statistiquement rappelé, ni la fiscalité qui s'applique à chaque rappel selon l'enveloppe choisie. Un fonds euros annoncé à 3,5% omet presque toujours de préciser que ce chiffre est déjà nominal, avant prélèvements sociaux. Un compte à terme à 3,2% brut ne précise pas toujours que la fiscalité par défaut ampute ce taux de près d'un tiers chaque année. Ce simulateur applique systématiquement ces trois corrections, ce qui explique pourquoi le classement qu'il produit peut différer sensiblement de celui qu'on obtiendrait en comparant les seuls taux affichés en gras sur une plaquette commerciale.

La donnée sur le rappel anticipé (72% des autocalls rappelés avant 3 ans en Europe entre 2010 et 2023) provient d'observations de marché agrégées sur cette classe de produits, pas d'une garantie contractuelle applicable à un produit précis — chaque émission a ses propres conditions de déclenchement, et le passé ne préjuge jamais du comportement futur d'une émission donnée. C'est pour cela que le simulateur propose les deux scénarios, « rappel moyen » et « jamais rappelé », plutôt qu'un seul chiffre présenté comme certain.

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Vous voulez confronter la simulation à votre situation réelle ?

Le simulateur donne un ordre de grandeur, net de fiscalité standard, mais générique. Un échange avec un conseiller permet d'intégrer votre TMI réelle, vos enveloppes déjà existantes, et la durée exacte des produits en cours de souscription ce mois-ci. Trente minutes suffisent généralement pour clarifier votre cas précis.

Faire calibrer la simulation

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