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Vérifier le calcul sur mon contrat- Le taux d'impôt est identique, contrat français ou luxembourgeois : même article 125-0 A du CGI après 8 ans (abattement 4 600 € / 9 200 €, 7,5 % jusqu'à 150 000 € de primes, 12,8 % au-delà, 17,2 % de prélèvements sociaux), même article 990 I en transmission.
- Sur notre exemple chiffré (300 000 € de primes, rachat total après 10 ans, gain de 103 175 €), le contrat luxembourgeois et le contrat français aboutissent au même montant net : 375 302 €.
- Ce qui change réellement : un assureur français retient l'acompte et les prélèvements sociaux automatiquement au moment du rachat ; un assureur luxembourgeois, faute d'établissement payeur en France, ne retient rien — c'est au souscripteur de calculer et de verser lui-même ce même montant, par le formulaire 2778-SD, dans les quinze jours du mois suivant le rachat.
- Une déclaration annuelle supplémentaire (formulaire 3916-bis) existe pour tout contrat étranger, y compris sans rachat — absente pour un contrat français, sanctionnée à 1 500 € par contrat et par année omise si elle est oubliée.
Le principe, déjà établi sur ce site : la fiscalité suit la résidence, pas le contrat
Nos pages sur l'assurance-vie luxembourgeoise le répètent depuis plusieurs mois : la neutralité fiscale du Luxembourg ne signifie pas absence d'impôt, elle signifie que le Grand-Duché n'ajoute aucune couche de fiscalité locale à celle déjà due dans votre pays de résidence. Tant que vous restez résident fiscal français, c'est le droit fiscal français qui s'applique à votre contrat luxembourgeois — point pour point, article pour article — exactement comme s'il avait été souscrit à Paris. Cette affirmation est correcte, mais elle est restée jusqu'ici une déclaration de principe, jamais démontrée par un calcul complet sur ces pages. C'est l'objet de cet article : le calcul, poste par poste, puis le seul point où le Luxembourg fonctionne réellement différemment de la France — sans que le taux d'impôt final n'en soit changé d'un centime.
Précision importante avant de commencer : cet article traite le cas d'un souscripteur qui reste résident fiscal français. Si un projet d'expatriation existe, le raisonnement change du tout au tout — c'est le sujet, distinct, de notre article sur la fiscalité de l'AV Luxembourg en cas d'expatriation.
Ce que dit exactement l'article 125-0 A du CGI après 8 ans
Le régime applicable aux gains rachetés sur un contrat d'assurance-vie ou de capitalisation de plus de 8 ans, pour les primes versées depuis le 27 septembre 2017, tient en quatre règles cumulatives :
- Un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune, imputé sur le gain racheté dans l'année — non reportable d'une année sur l'autre s'il n'est pas utilisé en totalité.
- Un taux réduit de 7,5 % à l'impôt sur le revenu (Prélèvement Forfaitaire Unique) sur la part du gain correspondant aux primes versées dans la limite cumulée de 150 000 € par assuré, tous contrats confondus — français et étrangers ensemble, pas contrat par contrat.
- Un taux de 12,8 % sur la part du gain correspondant aux primes qui dépassent ce seuil de 150 000 €. Quand les primes totales dépassent le seuil, le gain racheté se répartit au prorata entre les deux taux : (150 000 / primes totales) pour la part à 7,5 %, le solde à 12,8 %.
- 17,2 % de prélèvements sociaux sur la totalité du gain, sans aucun abattement possible — l'assurance-vie reste explicitement exclue de la hausse de la CSG de 2026, qui a porté le taux de droit commun à 18,6 % pour les autres placements.
Un point technique précis, presque jamais expliqué et pourtant déterminant dès que les primes dépassent 150 000 € : l'abattement de 4 600 / 9 200 € s'impute en priorité sur la part du gain taxée à 7,5 %, avant de venir réduire, s'il en reste, la part taxée à 12,8 %. C'est toujours favorable au contribuable — l'abattement efface d'abord ce qui coûtait le moins cher à effacer — et c'est exactement ce que le calcul complet ci-dessous applique.
L'option barème progressif : toujours ouverte, rarement optimale à ce niveau de capital
L'article 200 A du CGI permet, chaque année et pour l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers et plus-values mobilières du foyer — jamais placement par placement — de renoncer au PFU pour soumettre ces revenus au barème progressif de l'impôt sur le revenu à la place. Cette option reste ouverte à l'identique pour un gain réalisé sur un contrat luxembourgeois. L'abattement de 4 600 / 9 200 € s'applique dans les deux cas, mais différemment : sous barème, il réduit simplement le gain imposable avant de l'ajouter aux autres revenus du foyer, sans la répartition 7,5 % / 12,8 % qui n'a de sens que pour le PFU. Notre règle de décision détaillée dans PFU ou barème progressif, TMI par TMI s'applique sans modification à un contrat luxembourgeois : au-delà d'une tranche marginale de 30 %, le PFU l'emporte presque toujours, ce que confirme le calcul ci-dessous. Et depuis la loi de finances pour 2026, ce choix — comme nous l'avons détaillé dans notre article sur la fin de l'irrévocabilité de l'option 2OP — n'est plus figé pour l'année entière en cas d'erreur, pour les revenus perçus depuis le 1ᵉʳ janvier 2026.
Le calcul complet : 300 000 € de primes, rachat total après 10 ans
Situation type construite pour illustrer le calcul, à la manière de notre comparatif Capital Garanti / fonds euros / compte à terme, qui applique la même méthode à un contrat français sur 8 ans. Ici : une personne seule, résidente fiscale française tout au long de la détention, sans autre contrat d'assurance-vie ouvert par ailleurs. Versement unique de 300 000 € sur un contrat luxembourgeois — un montant volontairement choisi au-dessus du seuil de 150 000 €, pour que le calcul illustre aussi la répartition entre les deux taux, ce qu'un exemple à 100 000 € ne peut jamais montrer. Hypothèse de rendement : 3 % par an net de frais de contrat, constant sur 10 ans — une hypothèse pédagogique, pas une promesse de performance. Rachat total à 10 ans, donc après le cap des 8 ans.
Valeur de rachat à 10 ans : 300 000 € × 1,03¹⁰ ≈ 403 175 €. Gain imposable : 403 175 − 300 000 = 103 175 €. Les primes (150 000 / 300 000 = 50 %) placent exactement la moitié du gain dans la tranche à 7,5 %, l'autre moitié dans la tranche à 12,8 % — un cas volontairement choisi pour ce calcul, à mi-chemin entre un petit contrat resté sous le seuil et un très gros contrat presque entièrement à 12,8 %.
PFU 7,5 % / 12,8 % + PS 17,2 % | Option barème Hypothèse TMI 30 % + PS 17,2 % | |
|---|---|---|
| Part à 7,5 % (50 % du gain) | 51 587,50 € | — |
| Abattement imputé (personne seule) | 4 600 € (imputé en priorité ici) | 4 600 € (imputé sur la totalité) |
| Base taxable à 7,5 % | 46 987,50 € | — |
| Part à 12,8 % (50 % du gain) | 51 587,50 € | — |
| Base taxable au barème (hypothèse TMI 30 %) | — | 98 575 € |
| Impôt sur le revenu total | ≈ 10 127 € (3 524 € + 6 603 €) | ≈ 29 573 € (à TMI 30 %) |
| Prélèvements sociaux (17,2 % du gain, dus dans tous les cas) | ≈ 17 746 € | ≈ 17 746 € |
| Total prélevé | ≈ 27 873 € | ≈ 47 319 € |
| Net perçu sur le gain | ≈ 75 302 € | ≈ 55 856 € |
| Total net perçu (capital + gain) | ≈ 375 302 € | ≈ 355 856 € |
- Part à 7,5 % (50 % du gain)
- 51 587,50 €
- Abattement imputé (personne seule)
- 4 600 € (imputé en priorité ici)
- Base taxable à 7,5 %
- 46 987,50 €
- Part à 12,8 % (50 % du gain)
- 51 587,50 €
- Base taxable au barème (hypothèse TMI 30 %)
- —
- Impôt sur le revenu total
- ≈ 10 127 € (3 524 € + 6 603 €)
- Prélèvements sociaux (17,2 % du gain, dus dans tous les cas)
- ≈ 17 746 €
- Total prélevé
- ≈ 27 873 €
- Net perçu sur le gain
- ≈ 75 302 €
- Total net perçu (capital + gain)
- ≈ 375 302 €
- Part à 7,5 % (50 % du gain)
- —
- Abattement imputé (personne seule)
- 4 600 € (imputé sur la totalité)
- Base taxable à 7,5 %
- —
- Part à 12,8 % (50 % du gain)
- —
- Base taxable au barème (hypothèse TMI 30 %)
- 98 575 €
- Impôt sur le revenu total
- ≈ 29 573 € (à TMI 30 %)
- Prélèvements sociaux (17,2 % du gain, dus dans tous les cas)
- ≈ 17 746 €
- Total prélevé
- ≈ 47 319 €
- Net perçu sur le gain
- ≈ 55 856 €
- Total net perçu (capital + gain)
- ≈ 355 856 €
Calcul original de cet article, à visée pédagogique. Hypothèse TMI 30 % retenue pour l'option barème afin d'illustrer un cas réaliste à ce niveau de capital — une TMI à 11 % inverserait la conclusion, conformément à la règle de décision générale. Non modélisé pour rester lisible : la fraction de CSG déductible (6,8 points sur 17,2) qui s'applique uniquement en cas d'option barème et réduirait légèrement son coût réel l'année suivante, sans changer le sens de la comparaison à ce niveau de gain. Pour un couple, l'abattement double à 9 200 €.
Sur ce cas précis, le PFU reste nettement préférable : 27 873 € de prélèvements contre 47 319 € sous barème à TMI 30 %, un écart de 19 446 € qui confirme, chiffres à l'appui, la règle générale déjà établie sur ce site. Le barème ne redeviendrait compétitif qu'à une tranche marginale proche de 11 %, un profil peu compatible avec un contrat de 300 000 € de primes.
Le contrat français donnerait exactement le même résultat
Reprenons les mêmes chiffres — 300 000 € de primes, gain de 103 175 € après 10 ans, personne seule — sur un contrat français plutôt que luxembourgeois. Même article 125-0 A, même répartition 7,5 % / 12,8 %, même abattement de 4 600 €, mêmes 17,2 % de prélèvements sociaux : le total prélevé est identique au centime, ≈ 27 873 €, pour un net perçu identique de ≈ 375 302 €. Aucune ligne de calcul ne change de pays à pays. C'est la démonstration que ce site annonçait sans jamais la chiffrer : la neutralité fiscale du Luxembourg pour un résident français n'est pas une formule commerciale, c'est un résultat arithmétique vérifiable.
Ce qui ne change pas non plus : la transmission, article 990 I
Le même principe de neutralité s'applique à la transmission au décès. Pour les primes versées avant 70 ans, l'article 990 I du CGI prévoit un abattement de 152 500 € par bénéficiaire, tous contrats confondus (français et étrangers ensemble, comme pour le seuil de 150 000 € des rachats), puis un prélèvement de 20 % jusqu'à 700 000 € transmis par bénéficiaire au-delà de l'abattement, et 31,25 % au-delà de ce montant. Un contrat luxembourgeois transmis à un bénéficiaire résident fiscal français suit cette même grille, sans aucune différence de taux ni d'abattement — cette identité de traitement n'est pas nouvelle sur ce site, elle est déjà établie dans nos pages sur la fiscalité comparée du Capital Garanti et sur les critères des meilleurs contrats luxembourgeois.
Un point reste honnêtement moins solide dans nos recherches pour cet article, et nous préférons le dire plutôt que de l'affirmer par extrapolation : nous n'avons pas trouvé de source aussi claire, pour la perception du prélèvement de l'article 990 I au décès, que pour l'autoliquidation du rachat détaillée ci-dessous. Il est plausible, par analogie avec le mécanisme du rachat, qu'un assureur non établi en France ne prélève pas non plus ce montant avant de verser le capital aux bénéficiaires — ce qui reporterait la démarche déclarative sur ces derniers. Un point à faire confirmer par le notaire en charge de la succession plutôt qu'à tenir pour acquis sur la seule foi de cet article.
Ce qui change vraiment : qui calcule, qui déclare, et quand
C'est ici que le contrat luxembourgeois se comporte réellement différemment d'un contrat français — jamais sur le montant dû, toujours sur la mécanique qui l'établit. La différence tient à une seule notion juridique : l'établissement payeur.
Pour un contrat français, l'assureur est un établissement payeur domicilié en France : la loi lui impose de calculer et de retenir lui-même, au moment du rachat, un acompte d'impôt sur le revenu (7,5 % ou 12,8 % selon la répartition vue plus haut — un prélèvement non libératoire, c'est-à-dire une avance qui sera régularisée l'année suivante, pas un forfait définitif) ainsi que les 17,2 % de prélèvements sociaux. Le souscripteur reçoit un montant déjà net de ces prélèvements ; l'assureur télédéclare l'opération, et l'administration pré-remplit la déclaration de revenus de l'année suivante à partir de cette information.
Un assureur luxembourgeois qui commercialise en libre prestation de services, sans établissement payeur en France, n'a pas cette obligation légale — c'est une différence de statut juridique, pas un choix de l'assureur. Deux issues sont alors possibles : soit l'assureur a volontairement désigné un représentant fiscal en France qui reprend cette démarche à sa charge (à vérifier au cas par cas, ce n'est pas systématique), soit — le cas le plus fréquent — c'est au souscripteur lui-même de calculer et de verser ce même montant, en déposant le formulaire 2778-SD et en réglant le prélèvement correspondant dans les quinze jours du mois suivant l'encaissement du rachat. Le montant final dû ne change pas d'un euro ; ce qui change, c'est qu'il n'est plus calculé pour vous.
Contrat français | Contrat luxembourgeois | |
|---|---|---|
| Qui calcule l'acompte et les prélèvements sociaux au rachat | L'assureur, automatiquement | Vous, sauf représentant fiscal désigné par l'assureur |
| Ce que vous recevez au moment du rachat | Le montant déjà net de prélèvements | Le montant brut en totalité |
| Démarche à effectuer pour verser l'acompte et les PS | Aucune — l'assureur télédéclare | Formulaire 2778-SD, dans les 15 jours du mois suivant le rachat |
| Déclaration annuelle du seul fait de détenir le contrat | Aucune | Oui, chaque année — formulaire 3916-bis (art. 1649 AA du CGI) |
| Sanction en cas d'oubli de cette déclaration annuelle | Sans objet | 1 500 € par contrat et par année non déclarée (art. 1766 du CGI) |
| Montant total d'impôt et de prélèvements sociaux dû, à situation identique | Identique | Identique |
| Régularisation l'année suivante (confirmation PFU ou option barème) | Oui, via la déclaration de revenus | Oui, via la déclaration de revenus |
- Qui calcule l'acompte et les prélèvements sociaux au rachat
- L'assureur, automatiquement
- Ce que vous recevez au moment du rachat
- Le montant déjà net de prélèvements
- Démarche à effectuer pour verser l'acompte et les PS
- Aucune — l'assureur télédéclare
- Déclaration annuelle du seul fait de détenir le contrat
- Aucune
- Sanction en cas d'oubli de cette déclaration annuelle
- Sans objet
- Montant total d'impôt et de prélèvements sociaux dû, à situation identique
- Identique
- Régularisation l'année suivante (confirmation PFU ou option barème)
- Oui, via la déclaration de revenus
- Qui calcule l'acompte et les prélèvements sociaux au rachat
- Vous, sauf représentant fiscal désigné par l'assureur
- Ce que vous recevez au moment du rachat
- Le montant brut en totalité
- Démarche à effectuer pour verser l'acompte et les PS
- Formulaire 2778-SD, dans les 15 jours du mois suivant le rachat
- Déclaration annuelle du seul fait de détenir le contrat
- Oui, chaque année — formulaire 3916-bis (art. 1649 AA du CGI)
- Sanction en cas d'oubli de cette déclaration annuelle
- 1 500 € par contrat et par année non déclarée (art. 1766 du CGI)
- Montant total d'impôt et de prélèvements sociaux dû, à situation identique
- Identique
- Régularisation l'année suivante (confirmation PFU ou option barème)
- Oui, via la déclaration de revenus
Le formulaire 3916-bis est une obligation distincte du rachat : elle existe dès l'ouverture du contrat et chaque année qu'il reste ouvert, même sans jamais effectuer de rachat. Le formulaire 2778-SD, lui, ne concerne que les années où un rachat a effectivement lieu.
- Croire que l'assureur luxembourgeois s'occupe de tout comme un assureur françaisC'est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse : recevoir le montant brut d'un rachat en pensant, par habitude d'un contrat français, que l'impôt a déjà été retenu. Sans démarche volontaire, le prélèvement à verser via le formulaire 2778-SD ne se calcule pas tout seul.
- Oublier la déclaration annuelle 3916-bis les années sans rachatCette obligation n'a aucun lien avec l'existence d'un rachat dans l'année — elle s'applique du seul fait de détenir le contrat. 1 500 € par contrat et par année non déclarée, cumulables sur plusieurs années en cas de contrôle tardif.
- Ne pas vérifier si l'assureur a désigné un représentant fiscal en FranceCertains contrats luxembourgeois distribués aux résidents français s'appuient sur un représentant fiscal qui reprend une partie de ces démarches. D'autres non. C'est une question à poser explicitement avant de souscrire, pas une hypothèse à faire a priori dans un sens ou dans l'autre.
Questions fréquentes
Le contrat luxembourgeois paie-t-il vraiment le même impôt qu'un contrat français après 8 ans ?+
Oui, à l'euro près pour un résident fiscal français : même article 125-0 A du CGI, même abattement de 4 600 € / 9 200 €, même seuil de 150 000 € de primes, mêmes 17,2 % de prélèvements sociaux, même article 990 I en transmission. Le calcul complet de cette page le démontre sur un cas chiffré. Ce qui diffère n'est jamais le montant dû, c'est la façon dont il est calculé et versé au Trésor public.
Qui retient l'impôt si l'assureur luxembourgeois ne le fait pas ?+
Vous, en tant que contribuable. Un assureur qui n'a pas d'établissement payeur en France n'a pas l'obligation de prélever l'acompte à la source : c'est au souscripteur de calculer et de verser lui-même le prélèvement et les prélèvements sociaux, via le formulaire 2778-SD, dans les quinze jours du mois suivant le rachat. Certains assureurs luxembourgeois désignent un représentant fiscal en France qui peut reprendre cette démarche à leur charge — à vérifier au cas par cas avant de souscrire, ce n'est pas systématique.
Que risque-t-on en cas d'oubli ou de retard sur le formulaire 2778-SD ?+
Les pénalités et intérêts de retard de droit commun s'appliquent, comme pour tout impôt versé hors délai. Le risque réel n'est pas le montant final de l'impôt, qui reste identique — c'est la charge mentale de ne pas avoir, comme avec un contrat français, un assureur qui s'en occupe automatiquement à votre place.
Le seuil de 150 000 € s'apprécie-t-il uniquement sur le contrat luxembourgeois ?+
Non, tous contrats confondus, français et étrangers. Un souscripteur qui détient déjà 100 000 € de primes sur un vieux contrat français et qui verse 100 000 € sur un nouveau contrat luxembourgeois franchit le seuil de 150 000 € en cumulé — la répartition 7,5 % / 12,8 % de son prochain rachat, sur n'importe lequel de ses contrats, en tient compte.
Faut-il déclarer le contrat luxembourgeois même sans avoir jamais fait de rachat ?+
Oui, chaque année, dès l'ouverture — c'est une obligation totalement indépendante de tout rachat. L'article 1649 AA du CGI impose de déclarer l'existence de tout contrat d'assurance-vie souscrit auprès d'un organisme établi hors de France (formulaire 3916-bis, joint à la déclaration de revenus), sous peine d'une amende de 1 500 € par contrat et par année non déclarée — 10 000 € si l'organisme est établi dans un État ou territoire non coopératif, ce qui n'est pas le cas du Luxembourg. Un contrat français n'impose jamais cette formalité.
Le prélèvement de l'article 990 I, en cas de décès, suit-il la même mécanique déclarative que le rachat ?+
Le taux et l'abattement sont identiques, c'est solidement établi. La mécanique de perception au décès pour un assureur non établi en France est un point que nous n'avons pas trouvé documenté avec la même clarté que pour le rachat de son vivant — par analogie avec ce qui précède, il est plausible que la charge de déclarer et payer revienne aux bénéficiaires plutôt qu'à l'assureur, mais nous préférons le signaler comme un point à faire confirmer par le notaire en charge de la succession plutôt que de l'affirmer sans source aussi solide que pour le rachat.
L'option pour le barème progressif reste-t-elle intéressante pour un contrat de ce montant ?+
Rarement, comme le montre le calcul de cette page : au-delà d'une tranche marginale d'imposition de 30 %, le PFU reste presque toujours moins coûteux, une règle générale détaillée dans notre article sur le choix entre PFU et barème progressif. Elle s'applique à l'identique, contrat luxembourgeois ou français — et depuis la loi de finances pour 2026, un choix qui se révèle erroné après coup peut désormais être corrigé, dans les mêmes conditions que pour un contrat français.
Un contrat luxembourgeois de moins de 8 ans suit-il la même logique ?+
Oui pour le taux — 12,8 % d'impôt sur la totalité du gain avant 8 ans, sans abattement, plus 17,2 % de prélèvements sociaux — et oui pour la mécanique déclarative : en l'absence d'établissement payeur français, l'autoliquidation par formulaire 2778-SD s'applique de la même façon, quelle que soit l'ancienneté du contrat. Seul le taux change avec les 8 ans, jamais la question de qui déclare.
Ce calcul est générique — le vôtre dépend de vos primes exactes et de votre TMI
Nous reconstituons le calcul complet sur votre situation réelle : primes versées tous contrats confondus, durée, part au-delà de 150 000 €, tranche marginale d'imposition actuelle — pour vérifier si le PFU reste optimal ou si l'option barème mérite d'être envisagée, et pour vérifier ce que votre assureur prend ou non en charge côté déclaratif.
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Les frais cachent-ils la performance ?
L'autre écart réel avec un contrat français : le coût, pas l'impôt.
Capital Garanti vs Fonds Euros vs Compte à terme
Le calcul net d'impôt sur 8 ans qui sert de modèle à celui de cette page.
AV Luxembourg : la fiscalité en cas d'expatriation
Le même contrat, un autre sujet : ce qui change si vous quittez la France.
PFU ou barème progressif : la règle de décision
Le critère TMI par TMI, valable à l'identique pour un contrat luxembourgeois.
Assurance-vie : le calcul exact du prorata au rachat
La formule de répartition entre capital et gain, préalable au calcul de cette page.