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La commission de distribution sur les produits structurés : notre troisième source de rémunération

Notre page tarifs annonce deux sources de rémunération pour le cabinet — c'est vrai pour l'assurance-vie prise seule, mais incomplet dès qu'un produit structuré entre dans la proposition. Il en existe une troisième, intégrée au produit lui-même, difficile à chiffrer d'avance et invisible sur n'importe quel relevé. Nous préférons l'écrire noir sur blanc plutôt que la laisser se deviner.

Publié le 13 septembre 2026 · PlacementGaranti

Vous voulez aller directement à la réponse pour votre situation ?

Faire détailler la commission d'une offre reçue
L'essentiel en trente secondes
  • Sur un produit structuré, une commission de distribution nous revient en plus des frais d'entrée et de la rétrocession sur les frais de gestion du contrat — elle est intégrée au prix d'émission, avant que le coupon affiché ne soit fixé.
  • Elle n'apparaît sur aucun relevé et varie d'une émission à l'autre — aucun pourcentage unique ne serait honnête. Le chiffre fiable est le RIY du document d'informations clés, propre à chaque émission.
  • Toutes choses égales par ailleurs, plus cette commission est élevée, moins il reste de budget pour le coupon, le niveau de protection du capital, ou de meilleures conditions de sortie anticipée. C'est un budget unique, pas trois budgets séparés.
  • Notre seuil interne, déjà publié ailleurs sur ce site : au-delà de 1 % par an de RIY, nous ne distribuons pas le produit.

« Vous dites être rémunérés par des frais d'entrée et une rétrocession sur les frais de gestion — c'est bien tout ? » Sur un contrat d'assurance-vie qui ne loge que du fonds euros ou des supports classiques, oui. Dès qu'un Capital Garanti ou un Capital Protégé entre dans la proposition, la réponse honnête est non : une troisième source existe, la commission de distribution intégrée au produit lui-même. Elle n'est ni cachée dans un sens légal — elle figure dans le document d'informations clés que la réglementation impose — ni annoncée clairement nulle part sur ce site avant cet article. Nous corrigeons cela ici, avec la même exigence que pour le reste de notre barème : dire ce qui existe, dire pourquoi on ne peut pas toujours le chiffrer d'avance, et dire ce que ça change pour vous.

Qu'est-ce que la commission de distribution, et pourquoi n'apparaît-elle sur aucun relevé ?

Un produit structuré se construit en deux temps. L'émetteur fixe d'abord le budget total disponible — ce que finance l'obligation zéro-coupon et, le cas échéant, l'option qui porte le rendement conditionnel. Il prélève ensuite deux marges sur ce budget avant de fixer le coupon final : une marge de structuration, qui rémunère sa propre salle de marché, et une commission de distribution, versée à la chaîne qui place le produit auprès de vous — dont le cabinet fait partie lorsqu'il vous recommande cette émission. Les deux sont intégrées au prix d'émission, avant même que le coupon affiché ne soit publié. Concrètement, cela veut dire que vous ne verrez jamais cette commission comme une ligne de frais sur un relevé : elle a déjà été payée le jour de l'émission, en euros, par le produit lui-même. La première fois qu'elle redevient visible, c'est le lendemain de la souscription, sur le marché secondaire — voir la décote du lendemain.

Pourquoi ce chiffre est difficile à annoncer avec précision, produit par produit

Nous pourrions écrire un pourcentage unique sur cette page. Ce serait plus simple à lire, et ce serait malhonnête : cette commission dépend de l'émetteur retenu, de la complexité du mécanisme (un coupon fixe simple coûte moins cher à distribuer qu'un mécanisme conditionnel à mémoire), de la taille de l'émission, et de la mise en concurrence réalisée sur la fenêtre de souscription. Deux émissions apparemment comparables peuvent porter des commissions différentes de plusieurs dixièmes de point sans qu'aucune ne soit anormale — nous détaillons ce mécanisme, chiffré sur des émissions concurrentes, dans notre dossier sur le prix de l'emballage d'un Capital Garanti. La seule mesure fiable, propre à chaque émission, est le RIY (reduction in yield) du document d'informations clés — voir notre guide en cinq minutes.

Ce que cette commission change, mécaniquement, pour vous

Le point le plus important de cet article tient en une phrase : la marge de structuration, la commission de distribution, le coupon, le niveau de protection du capital et les conditions de sortie avant terme sortent tous du même budget. Ce budget ne s'élargit pas parce qu'on y ajoute une ligne : chaque euro prélevé en amont est un euro qui ne finance plus autre chose. Toutes choses égales par ailleurs — même émetteur, même durée, même sous-jacent —, une commission plus élevée tire dans le même sens sur les trois axes suivants.

Même émission, même émetteur — ce qu'une commission de distribution plus élevée déplace, toutes choses égales par ailleurs
Commission faible
Forte mise en concurrence
Coupon ou rendement cible
Plus élevé — plus de budget disponible
Niveau de protection du capital
Peut rester à 100 %, à coupon égal
Prix de sortie avant terme (décote initiale)
Écart plus faible entre prix payé et valeur de rachat immédiate
Commission élevée
Faible mise en concurrence
Coupon ou rendement cible
Plus faible, à protection égale
Niveau de protection du capital
Parfois ramené à 90 % pour compenser, sans le dire clairement
Prix de sortie avant terme (décote initiale)
Écart plus large — la commission versée d'avance ne se récupère jamais en cas de sortie rapide

Relation mécanique de sens, illustrative : le budget total d'une émission est fixe une fois les conditions de marché données ; ce qui est prélevé en amont ne finance plus le coupon, la protection ou la valeur de sortie. Le chiffre exact varie par émission — voir le RIY du DIC. Ne constitue pas une promesse de rendement ou de protection.

C'est exactement le mécanisme que nous avons déjà chiffré pour la garantie partielle (garanti à 100 % ou 90 %, ce que ça change) et pour le coupon (le prix de l'emballage) : abandonner un point de garantie ou accepter une commission plus large libère, mécaniquement, la même chose — du budget. Aucun de ces arbitrages n'est en soi malhonnête ; ce qui l'est, c'est de les présenter comme s'ils n'avaient aucun lien entre eux.

Comment nous limitons ce risque, et ce que nous vous montrons avant de signer

Trois pratiques, publiques, qui découlent directement de ce mécanisme :

  • Un seuil interne au RIY, déjà publié ailleurs sur ce site : au-delà de 1 % par an de coûts cumulés, nous ne distribuons pas le produit. Entre 0,6 et 1 %, c'est le standard de marché honnête ; en dessous, vous êtes probablement sur une émission institutionnelle.
  • La mise en concurrence de plusieurs émetteurs à chaque fenêtre de souscription, détaillée dans nos 5 critères — c'est ce qui, dans les faits, comprime cette commission plutôt que de la subir.
  • La communication du DIC avant signature, systématique, avec la ligne RIY commentée plutôt que remise sans explication.

Les questions à poser à n'importe quel cabinet, courtier ou structureur avant de valider un placement

Cette vérification ne devrait jamais dépendre de notre bonne volonté seule — c'est pourquoi nous l'avons transformée en checklist réutilisable ailleurs sur ce site : nos 7 questions avant de signer un produit structuré, dont la sixième porte précisément sur « qui prend combien au passage ». Trois d'entre elles ciblent directement cette commission :

  1. Quelle est la marge de structuration de l'émetteur, et quelle est la commission de distribution, sur cette émission précise ?
  2. Quel est le RIY total affiché dans le document d'informations clés ?
  3. Combien d'émetteurs ont été mis en concurrence sur cette fenêtre avant de vous proposer celui-ci ?

Un professionnel qui répond avec précision aux trois signale un travail réel de sélection. Un professionnel qui élude, ou qui répond « c'est déjà dans le coupon, pas la peine d'y revenir », vous prive d'une information que la réglementation lui impose déjà de détenir.

Ce qu'il faut nommer sur cette commission — sans détour
  • Elle existe même quand l'entrée affiche 0 %
    Un distributeur sans frais d'entrée n'est pas gratuit : la commission de distribution intégrée au produit compense, et elle est parfois plus élevée précisément parce que l'entrée est gratuite. Le RIY du DIC reste le seul comparatif fiable, quel que soit le discours commercial sur les frais d'entrée.
  • Elle n'est jamais restituée en cas de sortie rapide
    Cette commission est payée une fois, à l'émission, quelle que soit la durée réelle de détention. Sortir un mois après la souscription ne la récupère pas : c'est l'une des causes de la décote du lendemain, à ne jamais confondre avec un signal d'alerte sur le produit lui-même.
  • Elle ne se lit jamais sur le coupon affiché
    Le coupon que vous voyez est déjà net de cette commission — ni caché, ni ajouté après coup. C'est justement pour cela qu'il faut la demander explicitement : rien dans la brochure commerciale ne vous y invite spontanément.

En résumé : une troisième source, réelle, difficile à chiffrer d'avance, jamais cachée

La réponse à la question du titre : oui, sur un produit structuré, le cabinet perçoit une commission de distribution en plus des frais d'entrée et de la rétrocession sur les frais de gestion — un troisième canal réel, intégré au prix d'émission, invisible sur tout relevé, et qui varie trop d'une émission à l'autre pour être résumé en un seul pourcentage sur cette page. Ce que nous pouvons garantir, en revanche : un seuil interne au RIY qui exclut les produits trop coûteux, une mise en concurrence systématique des émetteurs, et la communication du DIC avant toute signature. L'étape suivante, pour toute offre qui vous est présentée — la nôtre ou celle d'un confrère — consiste à poser les trois questions ci-dessus et à exiger une réponse écrite avant de signer.

Questions fréquentes

Cette commission est-elle légale et déclarée ?+

Oui. Elle est encadrée par les règles européennes sur les incitations (MiFID II pour les instruments financiers, DDA pour ceux logés en assurance-vie), versée par l'émetteur ou la chaîne de distribution, et son impact doit figurer dans le RIY (reduction in yield) du document d'informations clés remis avant toute souscription. Nous la déclarons en plus, explicitement, dans le document d'entrée en relation et dans chaque proposition écrite.

Pourquoi ne donnez-vous pas un pourcentage exact sur cette page ?+

Parce qu'un chiffre unique serait trompeur : cette commission varie selon l'émetteur retenu, la complexité du mécanisme, la taille de l'émission et la mise en concurrence réalisée sur la fenêtre. Le chiffre qui compte n'est pas un pourcentage générique affiché ici, mais le RIY précis de l'émission qui vous est proposée — communiqué avant signature, pas après.

Un coupon plus faible signifie-t-il que la commission est plus élevée ?+

Pas isolément — le niveau des taux, la durée et le sous-jacent jouent aussi. Mais à émetteur, durée et sous-jacent identiques, oui : le budget qui finance le coupon et la marge de structuration plus commission de distribution sont le même budget. Ce que l'un prend, l'autre ne le reçoit pas — voir le mécanisme complet dans notre dossier sur le coût de structuration.

Cette commission est-elle la même chose que la marge de l'émetteur ?+

Non, ce sont deux poches distinctes qui vivent dans la même couche invisible du produit. La marge de structuration rémunère la salle de marché qui construit le produit ; la commission de distribution rémunère la chaîne qui le place, dont le cabinet fait partie lorsqu'il vous le propose. Les deux sont intégrées au prix d'émission avant que le coupon ne soit fixé.

Comment vérifier que cette commission reste raisonnable sur une offre qu'on me présente ?+

Exigez le DIC avant de signer et lisez le RIY annualisé : c'est le seul chiffre qui agrège structuration et distribution en une valeur comparable d'une émission à l'autre. Notre seuil interne, publié ailleurs sur ce site : au-delà de 1 % par an de RIY, nous ne distribuons pas le produit. Entre 0,6 et 1 %, c'est le standard de marché honnête.

Que se passe-t-il si un cabinet, un courtier ou un structureur refuse de préciser cette commission ?+

C'est un signal à prendre au sérieux, pas un détail. Un professionnel qui ne peut ou ne veut pas nommer la commission qu'il perçoit sur un produit qu'il vous recommande ne peut pas non plus vous garantir que ce produit a été choisi pour vous plutôt que pour lui. Demandez le DIC et la réponse à la question directement ; l'absence de réponse claire vaut réponse.

Cette commission change-t-elle selon le type de produit (Capital Garanti, Capital Protégé) ?+

Elle peut varier : un mécanisme plus complexe (barrière, option conditionnelle, sous-jacent sur mesure) coûte davantage à construire et à distribuer qu'un coupon fixe simple, ce qui peut se traduire par une commission plus élevée. C'est une raison de plus de comparer le RIY total, produit par produit, plutôt que de supposer une commission identique sur toute la gamme.

Accès privé PlacementGaranti.com

On vous a proposé un produit structuré cette semaine ?

Nous décomposons, ligne par ligne, la marge de structuration et la commission de distribution de l'émission qui vous a été présentée — la vôtre ou celle d'un confrère — dans le cadre confidentiel d'un premier échange.

Faire détailler la commission d'une offre reçue

Créneau au choix dès l'envoi du formulaire · Confidentiel · Sans démarchage

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