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Faire simuler votre sortie de PER, rente et capitalCe que la rente viagère promet, et ce qu'elle coûte réellement
La rente viagère transforme votre capital en revenu garanti à vie, quelle que soit votre longévité — l'assureur mutualise le risque entre tous ses rentiers : ceux qui vivent longtemps sont payés, en partie, par le capital de ceux qui décèdent tôt. C'est une vraie garantie contre le risque de longévité. C'est aussi, dans la quasi-totalité des dossiers que nous traitons, un mauvais calcul : la conversion est irréversible, elle éteint toute transmission sur le capital restant en cas de décès précoce (sauf réversion ou annuités garanties, qui réduisent d'autant le montant de la rente), et — point le plus souvent ignoré — elle n'a pas l'avantage fiscal qu'on lui prête.
L'argument fiscal en faveur de la rente ne tient pas
Beaucoup d'épargnants associent la rente viagère à une fiscalité allégée, par confusion avec le régime des rentes viagères à titre onéreux qui s'applique à d'autres situations. Pour la part de votre PER issue de versements volontaires déduits à l'entrée — le cas de la grande majorité de nos clients —, la rente est en réalité imposée comme une pension de retraite : barème progressif de l'impôt sur le revenu après un abattement de 10 % seulement, sur la totalité du montant perçu chaque année, plus les prélèvements sociaux applicables aux pensions. Ce n'est ni plus ni moins favorable qu'une sortie en capital étalée sur plusieurs années — et le capital, lui, reste maîtrisable et transmissible.
Le taux de conversion : un point de négociation trop souvent ignoré
Le montant de la rente n'est pas écrit dans votre contrat depuis l'origine : il dépend d'une table de mortalité et d'un taux technique fixés au moment de la conversion, pas à la souscription. Deux assureurs peuvent proposer des rentes différentes pour un capital strictement identique — l'un des rares angles où une mise en concurrence a un effet direct et chiffrable sur le revenu perçu à vie, si malgré tout la rente reste le bon choix pour votre situation.
Rente viagère Sans réversion ni annuités garanties | Sortie en capital pilotée Retraits ajustés + capital restant | |
|---|---|---|
| Revenu annuel initial | ≈ 15 000 €, garanti à vie | Ajustable, du même ordre si le pilotage est rigoureux |
| Fiscalité (part versements déduits) | Barème après 10 % d'abattement, chaque année | Barème, étalable sur les années où la TMI est la plus basse |
| Si décès à 70 ans (5 ans après conversion) | Capital restant mutualisé — rien pour les héritiers | Capital restant transmis en succession |
| Si longévité jusqu'à 95 ans | Revenu garanti jusqu'au bout | Risque d'épuisement si le pilotage n'est pas rigoureux |
| Flexibilité de gestion | Aucune après conversion | Totale, ajustable chaque année |
- Revenu annuel initial
- ≈ 15 000 €, garanti à vie
- Fiscalité (part versements déduits)
- Barème après 10 % d'abattement, chaque année
- Si décès à 70 ans (5 ans après conversion)
- Capital restant mutualisé — rien pour les héritiers
- Si longévité jusqu'à 95 ans
- Revenu garanti jusqu'au bout
- Flexibilité de gestion
- Aucune après conversion
- Revenu annuel initial
- Ajustable, du même ordre si le pilotage est rigoureux
- Fiscalité (part versements déduits)
- Barème, étalable sur les années où la TMI est la plus basse
- Si décès à 70 ans (5 ans après conversion)
- Capital restant transmis en succession
- Si longévité jusqu'à 95 ans
- Risque d'épuisement si le pilotage n'est pas rigoureux
- Flexibilité de gestion
- Totale, ajustable chaque année
La rente ne l'emporte que sur un seul critère : la garantie de revenu en cas de très grande longévité, sans avoir à surveiller son rythme de retrait. Sur tous les autres — fiscalité, transmission, flexibilité —, le capital piloté fait au moins aussi bien, généralement mieux.
Les rares cas où la rente reste défendable
Trois conditions réunies, et seulement dans ce cas : aucun enjeu de transmission (pas d'héritiers, ou un patrimoine par ailleurs suffisant pour eux), un besoin psychologique fort de revenu garanti plutôt que piloté, et une espérance de vie familiale nettement supérieure à la moyenne. En dehors de cette combinaison précise, l'irréversibilité de la rente coûte plus qu'elle ne rapporte — c'est pourquoi nous l'écartons par défaut et ne la proposons qu'après avoir vérifié, chiffres à l'appui, qu'elle sert réellement votre situation.
Questions fréquentes
Peut-on choisir librement entre rente et capital à la sortie du PER ?+
Sur la part issue des versements volontaires et de l'épargne salariale, oui — sortie à 100 % en capital, à 100 % en rente, ou un mix des deux, au choix du titulaire au moment du départ à la retraite. Sur la part issue de cotisations obligatoires (ex-article 83), en revanche, la sortie en rente viagère reste la règle, sans option capital.
La rente viagère bénéficie-t-elle vraiment d'une fiscalité avantageuse ?+
Pas pour la part issue de versements déduits, qui concerne la plupart de nos clients : cette part est imposée comme une pension de retraite, au barème après un simple abattement de 10 %, sur la totalité du montant perçu chaque année. Le régime plus favorable des rentes viagères à titre onéreux (fraction imposable de 30 à 70 % selon l'âge) ne s'applique qu'à la part issue de versements non déduits ou d'épargne salariale — une confusion fréquente qui fait paraître la rente plus intéressante qu'elle ne l'est.
Comment est calculé le montant de la rente ?+
Le capital constitutif est converti selon une table de mortalité et un taux technique fixés par l'assureur à la date de conversion — pas à la date de souscription du plan des décennies plus tôt. Deux assureurs peuvent proposer un taux de conversion différent sur un capital identique : un point de négociation utile si, malgré tout, la rente reste justifiée pour votre situation.
Que se passe-t-il si je décède peu après avoir converti mon capital en rente ?+
Sans option de réversion ou d'annuités garanties souscrite au moment de la conversion, le capital restant est mutualisé au profit des autres rentiers de l'assureur — vos héritiers ne récupèrent rien sur cette part. C'est le principal argument qui nous fait déconseiller la rente par défaut : cette perte est irréversible, décidée une fois pour toutes au moment de la conversion.
La sortie en capital expose-t-elle au risque d'épuiser son épargne ?+
C'est le seul vrai risque du capital face à la rente, et il se gère : un rythme de retrait construit sur votre espérance de vie réelle et vos autres revenus garantis (pension de base, autres rentes) évite l'épuisement dans l'immense majorité des cas. C'est précisément ce pilotage que nous mettons en place avec les clients qui choisissent le capital.
Peut-on revenir sur son choix après la conversion en rente ?+
Non — la conversion en rente viagère est un acte irréversible. C'est la décision la plus définitive de toute la vie du PER, et c'est la raison principale pour laquelle nous demandons une simulation chiffrée complète avant toute conversion, jamais une décision prise le jour du départ à la retraite.
Avant de convertir en rente, faites vérifier si le capital piloté ne fait pas mieux
Nous chiffrons les deux trajectoires sur votre situation réelle, plusieurs années avant l'échéance. Dans la plupart des dossiers, le capital piloté l'emporte — mais nous vérifions toujours avant de conclure.
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L'effet de levier fiscal à l'entrée.
Le coût de la garantie décès
L'autre option qui influence la transmission du PER avant la sortie.
Les cas de déblocage anticipé
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