La réponse tient à un principe structurel, pas à une promesse commerciale
La question mérite d'être posée franchement : si le conseiller qui vous accompagne quitte son cabinet, ou si le cabinet lui-même cesse son activité, que deviennent les contrats souscrits par son intermédiaire ? La réponse ne dépend pas de la solidité financière ou de l'ancienneté d'un cabinet précis — elle dépend d'un principe réglementaire qui s'applique à tout intermédiaire en France, quelle que soit sa taille : l'interdiction de détenir les fonds de ses clients.
Où sont réellement logés vos capitaux
Un cabinet de conseil en gestion de patrimoine, courtier en assurance ou en opérations de banque, n'a jamais le droit d'ouvrir un compte à son propre nom pour y recevoir les fonds de ses clients. Chaque versement va directement de votre compte bancaire vers l'assureur (pour un contrat d'assurance-vie ou de capitalisation), la banque dépositaire (pour un compte-titres ou un produit structuré), ou l'établissement teneur de compte concerné. Le cabinet conseille, sélectionne, met en relation et suit le dossier — il n'intervient à aucun moment comme dépositaire des capitaux eux-mêmes. C'est cette séparation structurelle, pas une garantie propre à un cabinet particulier, qui protège vos actifs indépendamment du sort de l'intermédiaire qui vous les a présentés.
Si votre conseiller habituel quitte le cabinet
Le mandat de conseil et la relation contractuelle sont noués avec le cabinet, entité juridique immatriculée à l'ORIAS — pas avec la personne physique qui vous a reçu en rendez-vous. Un changement d'organisation interne, aussi désagréable soit-il pour la continuité de la relation humaine, n'affecte structurellement ni vos contrats ni votre dossier : ils restent suivis par le cabinet, qui reste responsable de l'accompagnement, indépendamment des mouvements de personnel qui peuvent survenir dans n'importe quelle structure.
Si le cabinet cesse son activité
Dans ce scénario plus rare, vos contrats ne disparaissent pas et ne sont pas bloqués : ils continuent d'exister chez l'assureur, la banque ou l'établissement teneur de compte qui les porte réellement, exactement comme avant. Vous conservez à tout moment la possibilité de contacter directement cet établissement, ou de solliciter un autre conseiller indépendant pour reprendre le suivi de votre dossier. La radiation d'un cabinet du registre ORIAS, en cas de cessation d'activité, est par ailleurs une information publique, vérifiable en quelques minutes sur le registre — exactement comme l'est son immatriculation initiale.
Questions fréquentes
Mes contrats d'assurance-vie ou mes comptes-titres sont-ils détenus par le cabinet qui me conseille ?+
Non, jamais — un intermédiaire réglementé en France n'a pas le droit de détenir les fonds de ses clients. Les capitaux sont logés directement chez l'assureur, la banque dépositaire ou l'établissement teneur de compte, désignés nommément dans chaque contrat. Le cabinet conseille et met en relation ; il ne détient rien.
Comment vérifier qu'un cabinet ne détient pas mes fonds ?+
Vos relevés de compte et avis d'opéré doivent toujours porter le nom de l'assureur, de la banque ou de l'établissement teneur de compte — jamais le nom du cabinet conseil. Si un versement vous est demandé vers un compte au nom du cabinet plutôt qu'au nom de l'établissement financier final, c'est un signal d'alerte immédiat, distinct du sujet traité ici.
Que se passe-t-il pour mes contrats en cours si mon conseiller habituel quitte le cabinet ?+
Le mandat et la relation contractuelle sont noués avec le cabinet, entité juridique immatriculée à l'ORIAS — pas avec la personne physique du conseiller. Vos contrats ne sont affectés par aucun changement d'organisation interne : c'est la continuité du dossier au sein du cabinet, pas la présence d'un individu précis, qui est structurellement garantie par ce fonctionnement.
Si un cabinet de conseil cesse son activité, mes contrats disparaissent-ils ?+
Non — vos contrats continuent d'exister chez l'assureur, la banque ou le dépositaire qui les porte, indépendamment du sort du cabinet qui vous les a présentés. Vous pouvez alors soit contacter directement l'établissement financier concerné, soit solliciter un autre conseiller ou cabinet indépendant pour reprendre le suivi — la radiation de l'ORIAS d'un cabinet est d'ailleurs publique et vérifiable.
Faut-il éviter les cabinets récents pour cette raison ?+
Pas nécessairement — l'ancienneté d'un cabinet est un critère parmi d'autres, pas une garantie en soi. Ce qui protège réellement l'épargnant dans ce scénario n'est pas l'ancienneté du cabinet mais la structure même de la réglementation : la non-détention de fonds par l'intermédiaire, vérifiable sur n'importe quel cabinet avant de s'engager.
Vous hésitez à engager une relation de long terme avec un cabinet ?
C'est une question légitime à poser à n'importe quel professionnel avant de signer, nous y compris. La réponse structurelle — la non-détention de fonds — s'applique à tout intermédiaire réglementé, pas seulement à nous.
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Le cabinet
Nos statuts, notre immatriculation, ce que nous refusons.
Notre immatriculation, vérifiable sur l'ORIAS
Le registre qui rend une radiation publique et contrôlable.
Choisir un cabinet : la checklist
Les vérifications à faire avant de s'engager, au-delà de ce point précis.
ACPR, AMF, médiation en cas de litige
Les recours qui existent en cas de désaccord, indépendamment du sujet traité ici.