Vous voulez aller directement à la réponse pour votre situation ?
Chiffrer votre arbitrage société/personnelLe taux d'IS 2026 exact : 25 % ou 15 %, sous trois conditions précises
Une société soumise à l'impôt sur les sociétés relève, en 2026, de deux taux possibles. Le taux normal de 25 % s'applique à l'ensemble du bénéfice imposable, sans changement depuis les exercices ouverts au 1ᵉʳ janvier 2022 (article 219, I du CGI). Le taux réduit de 15 % ne s'applique que dans la limite de 42 500 € de bénéfice imposable par période de 12 mois, et seulement si trois conditions cumulatives de l'article 219, I, b du CGI sont réunies : un chiffre d'affaires hors taxes inférieur ou égal à 10 000 000 €, un capital social entièrement libéré, et un capital détenu à 75 % au moins, de manière continue, par des personnes physiques — ou par une société elle-même détenue à 75 % par des personnes physiques. Pour un exercice différent de 12 mois, ce plafond de 42 500 € est ajusté prorata temporis. Ce plafond est resté inchangé pour 2026, sans aucune annonce de révision identifiée dans nos recherches.
Une fois ces taux posés, la fiscalité de l'intérêt lui-même ne réserve aucune surprise : aucun taux préférentiel, aucun abattement, aucune exonération type Livret A n'existe pour une société à l'IS. L'intérêt d'un compte à terme s'intègre simplement au résultat imposable de l'exercice, comme n'importe quel autre produit financier — nous détaillons ce mécanisme, y compris le rattachement des intérêts courus non échus pour un compte à cheval sur deux exercices, dans notre article dédié à la fiscalité IS du compte à terme. C'est le premier bloc du calcul qui suit ; le second bloc, souvent sous-estimé, est ce qui se passe quand cet argent quitte finalement la société pour rejoindre le dirigeant.
Le dividende 2026 : pourquoi le PFU est passé à 31,4 %, et pas 30 %
C'est le point qui fausse le plus de calculs faits « à l'ancienne » cette année. Le régime de référence du dividende reste le prélèvement forfaitaire unique (PFU), composé de 12,8 % d'impôt sur le revenu forfaitaire et de prélèvements sociaux — avec une option pour le barème progressif assortie d'un abattement de 40 % sur la part impôt sur le revenu (les prélèvements sociaux, eux, restent dus sur 100 % du brut, sans abattement, dans les deux régimes). Ce qui a changé au 1ᵉʳ janvier 2026 : la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026), article 12 relève la CSG du 2° du I de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale de 9,2 % à 10,6 %. Le total des prélèvements sociaux sur les revenus mobiliers passe donc de 17,2 % (CSG 9,2 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %) à 18,6 %.
Le point critique, c'est que les dividendes ne bénéficient d'aucune exception à cette hausse. L'article L136-8 du CSS liste limitativement les catégories de revenus qui restent au taux réduit de 9,2 %/17,2 % — assurance-vie et contrats de capitalisation (tous supports confondus), PEL/CEL ouverts après 2018, PEP, revenus fonciers, plus-values immobilières, certaines plus-values professionnelles. Les dividendes relèvent des « revenus de capitaux mobiliers » (article L136-6, I, c du CSS) et des « revenus distribués » (article L136-7, I, 1° du CSS), deux catégories absentes de cette liste dérogatoire. Un dividende versé en 2026 supporte donc un PFU de 31,4 % (12,8 % + 18,6 %), et non plus 30 % — exactement le même taux, pour la même raison, que l'intérêt d'un compte à terme placé en personnel une fois le dividende perçu, comme le détaille notre article sur la fiscalité exacte du compte à terme pour un particulier.
Cette hausse a déjà été intégrée à notre article général sur la trésorerie d'entreprise et de holding, qui affichait encore 30 % à deux endroits avant correction. Nous avons également vérifié nos deux articles sur la fiscalité IS du compte à terme et du Capital Garanti détenus par une société : aucun n'affichait de taux de dividende obsolète.
Le calcul comparatif : garder 100 000 € en société ou distribuer avant de placer
Voici le calcul complet, sur un compte à terme à 3 % brut et un horizon de 1 puis 5 ans, avec ses hypothèses posées avant les chiffres — c'est une simulation effectuée par nos soins, à titre illustratif, pas une donnée officielle :
- Les 100 000 € de trésorerie ont, dans les deux scénarios, déjà supporté l'IS lors de leur formation en résultat des exercices antérieurs — ce socle identique n'est pas rejoué ; seul le traitement fiscal futur diffère.
- Hypothèse forte, à ne jamais perdre de vue : le bénéfice imposable de la société reste sous le seuil de 42 500 € l'année considérée, de sorte que le taux réduit de 15 % s'applique à l'intégralité de l'intérêt du compte à terme. C'est une condition, pas une généralité — beaucoup de PME rentables dépassent ce seuil (voir plus bas le calcul à IS 25 %).
- Capitalisation simple : l'intérêt n'est pas réinvesti d'une année sur l'autre.
- Pour rendre les deux scénarios comparables en euros réellement disponibles pour le dirigeant, on suppose une distribution intégrale du solde resté en société à la date de comparaison — une hypothèse de modélisation assumée explicitement, dont la limite est développée plus loin dans cet article.
- Taux du compte à terme : 3 % brut. PFU 2026 : 31,4 %. IS : 15 % (hypothèse ci-dessus).
Scénario A Garder en société, distribuer en fin d'année | Scénario B Distribuer d'abord, placer en personnel | |
|---|---|---|
| Base réellement placée à 3 % | 100 000 € (capital intact) | 68 600 € (après PFU de sortie immédiat) |
| Intérêt brut (3 %) | 3 000 € | 2 058 € |
| Impôt sur cet intérêt | 450 € (IS 15 %) | 646,21 € (PFU 31,4 %) |
| Intérêt net | 2 550 € | 1 411,79 € |
| Impôt à la sortie du capital vers le dirigeant | 32 200,70 € (PFU 31,4 % sur 102 550 €, capital + intérêt net) | 31 400 € (PFU 31,4 % sur 100 000 €, prélevé dès le départ) |
| Net perçu par le dirigeant | 70 349,30 € | 70 011,79 € |
| Écart en faveur du scénario A | +337,51 € | — |
- Base réellement placée à 3 %
- 100 000 € (capital intact)
- Intérêt brut (3 %)
- 3 000 €
- Impôt sur cet intérêt
- 450 € (IS 15 %)
- Intérêt net
- 2 550 €
- Impôt à la sortie du capital vers le dirigeant
- 32 200,70 € (PFU 31,4 % sur 102 550 €, capital + intérêt net)
- Net perçu par le dirigeant
- 70 349,30 €
- Écart en faveur du scénario A
- +337,51 €
- Base réellement placée à 3 %
- 68 600 € (après PFU de sortie immédiat)
- Intérêt brut (3 %)
- 2 058 €
- Impôt sur cet intérêt
- 646,21 € (PFU 31,4 %)
- Intérêt net
- 1 411,79 €
- Impôt à la sortie du capital vers le dirigeant
- 31 400 € (PFU 31,4 % sur 100 000 €, prélevé dès le départ)
- Net perçu par le dirigeant
- 70 011,79 €
- Écart en faveur du scénario A
- —
Calcul effectué par nos soins, à titre illustratif — hypothèses détaillées ci-dessus, notamment le maintien du bénéfice sous le seuil de 42 500 € (IS 15 %) et la distribution intégrale au terme. À recalculer sur vos chiffres réels.
Sur cinq ans, en maintenant les mêmes hypothèses (capitalisation simple, IS à 15 % constant, distribution finale intégrale dans les deux scénarios), l'écart ne fait que s'accroître :
Scénario A Garder en société, distribuer à 5 ans | Scénario B Distribuer dès l'origine, placer en personnel | |
|---|---|---|
| Intérêt brut cumulé (5 ans, 3 %/an) | 15 000 € (sur 100 000 € intacts) | 10 290 € (sur 68 600 € après sortie) |
| Impôt cumulé sur l'intérêt | 2 250 € (IS 15 %) | 3 231,06 € (PFU 31,4 %) |
| Intérêt net cumulé | 12 750 € | 7 058,94 € |
| Impôt à la sortie du capital vers le dirigeant | 35 403,50 € (PFU 31,4 % sur 112 750 €) | 31 400 € (PFU 31,4 % sur 100 000 €, déjà réglé au départ) |
| Net perçu par le dirigeant après 5 ans | 77 346,50 € | 75 658,94 € |
| Écart en faveur du scénario A | +1 687,56 € | — |
- Intérêt brut cumulé (5 ans, 3 %/an)
- 15 000 € (sur 100 000 € intacts)
- Impôt cumulé sur l'intérêt
- 2 250 € (IS 15 %)
- Intérêt net cumulé
- 12 750 €
- Impôt à la sortie du capital vers le dirigeant
- 35 403,50 € (PFU 31,4 % sur 112 750 €)
- Net perçu par le dirigeant après 5 ans
- 77 346,50 €
- Écart en faveur du scénario A
- +1 687,56 €
- Intérêt brut cumulé (5 ans, 3 %/an)
- 10 290 € (sur 68 600 € après sortie)
- Impôt cumulé sur l'intérêt
- 3 231,06 € (PFU 31,4 %)
- Intérêt net cumulé
- 7 058,94 €
- Impôt à la sortie du capital vers le dirigeant
- 31 400 € (PFU 31,4 % sur 100 000 €, déjà réglé au départ)
- Net perçu par le dirigeant après 5 ans
- 75 658,94 €
- Écart en faveur du scénario A
- —
Mêmes hypothèses que le calcul à 1 an, prolongées sur 5 ans sans capitalisation des intérêts. Simulation à titre illustratif, effectuée par nos soins.
Pourquoi le scénario A l'emporte malgré un taux global plus lourd — le mécanisme, pas juste le résultat
La conclusion qui précède n'est pas « 15 % d'IS est inférieur à 31,4 % de PFU, donc mieux vaut rester en société » — cette lecture est fausse, et c'est important de le démonter plutôt que de la laisser courir. L'intérêt gagné en société subit en réalité une double strate fiscale cumulée au moment où il rejoint le dirigeant : l'IS d'abord (15 %), puis le PFU sur la distribution de cet intérêt (31,4 %). Le taux global qui en résulte est 1 − (0,85 × 0,686) ≈ 41,7 % — supérieur, et non inférieur, au taux personnel unique de 31,4 % appliqué dans le scénario B.
Ce qui fait gagner le scénario A n'est donc pas un taux plus faible sur l'intérêt lui-même — il est plus lourd. C'est un effet d'assiette. Dans le scénario A, l'intérêt de 3 % se calcule sur un capital resté intact à 100 000 €. Dans le scénario B, le capital a déjà subi le PFU de sortie avant de produire le moindre intérêt : il ne reste que 68 600 € pour générer un rendement. L'effet « base plus large » l'emporte sur l'effet « taux global plus élevé » — mais seulement tant que le taux d'IS interne à la société (15 % ou 25 %) reste inférieur au PFU personnel de 31,4 %, ce qui est toujours vrai en France aujourd'hui, taux réduit ou taux normal confondu.
IS 15 % Sous le seuil réduit (bénéfice ≤ 42 500 €) | IS 25 % Taux normal, ou hors conditions du taux réduit | |
|---|---|---|
| Net perçu — scénario A | 70 349,30 € | 70 143,50 € |
| Net perçu — scénario B | 70 011,79 € | 70 011,79 € |
| Écart en faveur du scénario A | +337,51 € | +131,71 € |
| Taux global cumulé sur l'intérêt resté en société | ≈ 41,7 % | ≈ 48,5 % |
- Net perçu — scénario A
- 70 349,30 €
- Net perçu — scénario B
- 70 011,79 €
- Écart en faveur du scénario A
- +337,51 €
- Taux global cumulé sur l'intérêt resté en société
- ≈ 41,7 %
- Net perçu — scénario A
- 70 143,50 €
- Net perçu — scénario B
- 70 011,79 €
- Écart en faveur du scénario A
- +131,71 €
- Taux global cumulé sur l'intérêt resté en société
- ≈ 48,5 %
Dans les deux colonnes, le taux global cumulé sur l'intérêt (IS puis PFU à la distribution) dépasse le PFU personnel unique de 31,4 % du scénario B. L'avantage du scénario A ne vient jamais d'un taux plus faible : il vient exclusivement de l'assiette plus large sur laquelle l'intérêt se calcule.
Ce tableau de sensibilité fait le lien avec la question de structure la plus proche de celle-ci : un contrat de capitalisation détenu par la société suit la même logique d'assiette et de double strate fiscale, avec un mécanisme de taxation différent (rendement théorique forfaitaire à 105 % du TME plutôt qu'un intérêt réel), que nous chiffrons séparément dans notre article sur le Capital Garanti détenu via une société.
- L'hypothèse de distribution intégrale au termeTout l'écart chiffré ci-dessus dépend de l'hypothèse que le solde resté en société est intégralement distribué à la date de comparaison. Si le capital n'est jamais distribué — holding de capitalisation, transmission différée aux héritiers, remploi professionnel — le scénario A ne subit aucun PFU de sortie et l'avantage à rester en société devient nettement supérieur à celui calculé ici. Mais la question change alors de nature : on ne compare plus deux façons de placer une trésorerie, on structure un patrimoine de long terme.
- Le statut social du dirigeant (gérance majoritaire, TNS)Selon l'article L131-6, I du code de la sécurité sociale, la fraction du dividende versé à un travailleur non salarié qui excède 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes en compte courant d'associé peut être réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales plutôt que de relever du seul PFU. Ce point n'est pas chiffré dans ce calcul et peut, selon l'ampleur de la fraction requalifiée, changer radicalement l'issue en défaveur de la distribution — à vérifier au cas par cas avec votre expert-comptable.
- L'hypothèse de taux réduit à 15 % n'est pas garantieLe calcul central de cet article suppose un bénéfice imposable sous 42 500 € l'année considérée. Une société dont le bénéfice dépasse ce seuil est taxée à 25 % sur l'intérêt du compte à terme, ce qui resserre fortement l'écart (voir le tableau de sensibilité ci-dessus) — sans toutefois l'inverser dans les scénarios modélisés ici.
- Une méthode de cabinet, pas une doctrine officielle de BercyAucune source officielle identifiée dans nos recherches — administration fiscale, ordre des experts-comptables — ne formule spécifiquement cet arbitrage entre garder la trésorerie en société pour placer et sortir un dividende pour placer en personnel. Ce calcul est une modélisation propre à notre cabinet, présentée comme une illustration à recalculer sur votre situation, jamais comme une règle générale ou une position officielle de l'administration.
Ce qu'il faut retenir
Sur 100 000 € placés à 3 % sur un compte à terme, garder la trésorerie en société pour la distribuer intégralement au terme bat, dans notre modélisation, la sortie immédiate en dividende suivie d'un placement personnel — de 337,51 € sur 1 an, de 1 687,56 € sur 5 ans, à condition que le bénéfice de la société reste sous le seuil de 42 500 € qui ouvre le taux réduit d'IS à 15 %. Ce résultat ne tient pas à un taux plus faible sur l'intérêt — la double strate fiscale en société (≈ 41,7 %) dépasse le PFU personnel unique (31,4 %) — mais à un effet d'assiette : l'intérêt se calcule sur un capital intact d'un côté, déjà amputé du PFU de sortie de l'autre. C'est un calcul de méthode, pas une doctrine, et il change de nature dès que l'une de ses hypothèses cesse d'être vraie : bénéfice au-delà de 42 500 €, capital jamais distribué, dirigeant TNS exposé à la requalification sociale, ou besoin de revenu personnel immédiat qui rend la comparaison largement théorique. Il précède le choix du support — voir notre construction complète de la trésorerie d'entreprise en trois poches — et se recalcule sur vos chiffres réels avant toute décision.
Questions fréquentes
Pourquoi le PFU sur un dividende 2026 est-il de 31,4 % et non 30 % ?+
Parce que la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, article 12) relève la CSG de 9,2 % à 10,6 %, portant le total des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 % à compter du 1ᵉʳ janvier 2026. Le PFU passe donc de 30 % (12,8 % + 17,2 %) à 31,4 % (12,8 % + 18,6 %). Les dividendes n'ont aucune exception à cette hausse — contrairement à l'assurance-vie, au PEL/CEL post-2018 ou aux plus-values immobilières, qui restent au taux de 17,2 % par un dispositif dérogatoire de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale.
Le taux réduit d'IS à 15 % s'applique-t-il automatiquement à toute PME ?+
Non, il suppose trois conditions cumulatives fixées par l'article 219, I, b du CGI : un chiffre d'affaires hors taxes inférieur ou égal à 10 000 000 €, un capital social entièrement libéré, et un capital détenu à 75 % au moins et de façon continue par des personnes physiques (ou par une société elle-même détenue à 75 % par des personnes physiques). Même remplies, ces conditions ne donnent droit au taux de 15 % que dans la limite de 42 500 € de bénéfice imposable par période de 12 mois — le taux normal de 25 % s'applique au-delà, et à l'intégralité du résultat des sociétés qui ne remplissent pas les trois conditions.
Le calcul de cet article est-il une règle officielle de l'administration fiscale ?+
Non, et c'est important de le dire clairement : nous n'avons trouvé, dans nos recherches, aucune doctrine de Bercy ni aucune position de l'ordre des experts-comptables qui formule spécifiquement cet arbitrage entre garder la trésorerie en société pour la placer et sortir un dividende pour placer en personnel. Ce qui existe abondamment concerne l'arbitrage voisin mais distinct entre rémunération et dividende récurrents du dirigeant. Le calcul présenté ici est une méthode et une modélisation propres à notre cabinet, construite sur les taux et mécanismes en vigueur, à recalculer sur vos chiffres réels — jamais une doctrine officielle à laquelle se référer telle quelle.
Le résultat change-t-il si le capital n'est jamais distribué au dirigeant ?+
Complètement, et dans le sens inverse : tout l'avantage chiffré ici (+337,51 € puis +1 687,56 €) provient de l'hypothèse d'une distribution intégrale au terme de la comparaison. Un capital qui reste en société sans jamais être distribué — cas d'une holding de capitalisation, d'une transmission différée aux héritiers ou d'un remploi professionnel — ne subit aucun PFU de sortie : l'avantage de rester en société devient alors nettement supérieur à celui calculé ici. Mais la question posée change alors de nature : on ne compare plus deux façons de placer une trésorerie, on structure un patrimoine de long terme, un sujet différent.
Un gérant majoritaire TNS risque-t-il de voir son dividende requalifié en revenu d'activité ?+
C'est un point à vérifier au cas par cas, que nous ne développons pas dans ce calcul : selon l'article L131-6, I du code de la sécurité sociale, la fraction du dividende versé à un travailleur non salarié qui excède 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant d'associé peut être réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales, plutôt que de relever du seul PFU. Selon l'ampleur de la fraction requalifiée, ce mécanisme peut changer radicalement l'issue du calcul en défaveur du scénario « distribuer » — à faire vérifier par votre expert-comptable avant toute décision si vous êtes dans cette situation.
Que se passe-t-il si le bénéfice de la société dépasse 42 500 € pendant l'année du calcul ?+
L'IS passe à 25 % sur l'intérêt du compte à terme (ou sur la fraction au-delà du seuil), ce qui alourdit la double strate fiscale supportée par le scénario « garder en société » — le taux global cumulé passe d'environ 41,7 % à environ 48,5 %. L'écart en faveur de ce scénario se réduit fortement mais reste positif en année 1 (environ +131,71 € au lieu de +337,51 €), parce que l'effet d'assiette plus large continue de jouer. C'est une hypothèse à vérifier avant tout calcul sur votre société : beaucoup de PME rentables dépassent le seuil de 42 500 € de bénéfice.
Pourquoi ce calcul utilise-t-il un compte à terme plutôt qu'un contrat de capitalisation ?+
Le compte à terme a l'avantage d'une fiscalité simple et lisible pour isoler le mécanisme de l'arbitrage société/personnel, sans le paramètre supplémentaire du rendement théorique forfaitaire (105 % du TME) propre au contrat de capitalisation détenu par une société. La logique de l'arbitrage — base plus large en société contre taux personnel unique en direct — se transpose à un contrat de capitalisation ou à un Capital Garanti détenu par une société ; nous la traitons spécifiquement dans notre article sur la fiscalité IS du Capital Garanti en société.
Faut-il systématiquement garder la trésorerie en société plutôt que la distribuer ?+
Non, ce n'est pas une règle générale. Le calcul de cet article suppose une distribution intégrale au terme et un dirigeant sans besoin de revenu personnel immédiat. Un dirigeant qui a de toute façon besoin de sortir des liquidités pour son train de vie, un gérant TNS exposé à la requalification sociale, ou une société dont le bénéfice dépasse durablement 42 500 € se trouvent dans des configurations où l'écart se réduit, s'annule ou s'inverse selon les paramètres. La seule réponse sérieuse est un calcul posé sur la situation réelle, pas une règle transposée d'un cas type.
Votre taux d'IS réel, votre besoin de trésorerie personnelle : le calcul se fait sur vos chiffres
Bénéfice imposable de votre société, horizon de placement, besoin de revenu du dirigeant : nous posons ce calcul sur votre situation exacte, en lien avec votre expert-comptable si besoin. Premier échange gratuit, sans engagement.
Créneau au choix dès l'envoi du formulaire · Confidentiel · Sans démarchage
Trésorerie d'entreprise : la construction en trois poches
La construction générale — poche de sécurité, poche datée, poche structurelle — dont cet article détaille précisément le calcul de l'arbitrage préalable évoqué en introduction.
Compte à terme d'entreprise : la fiscalité à l'IS
Le mécanisme de base repris ici : comment l'intérêt d'un compte à terme détenu par une société s'intègre au résultat et se taxe à l'IS, sans PFU ni abattement.
Capital Garanti via une société : la fiscalité à l'IS
La même question de structure — garder en société ou distribuer avant de placer — appliquée à un contrat de capitalisation plutôt qu'à un compte à terme.
Compte à terme : la fiscalité exacte pour un particulier
Le détail du PFU à 31,4 % appliqué au placement personnel du scénario B de cet article, acompte et régularisation compris.
Le contrat de capitalisation, cousin de l'assurance-vie
Pour une société qui ne veut pas s'arrêter au compte à terme : l'enveloppe de capitalisation accessible aux personnes morales, et sa fiscalité propre.