1. Vérifiez l'inscription ORIAS
Tout conseiller doit être inscrit au registre ORIAS, avec un numéro public que vous pouvez vérifier en 30 secondes sur le site officiel. S'il refuse de communiquer ce numéro, fin de l'entretien.
2. Demandez à voir le statut CIF et l'association agréée
Un CGP indépendant doit être Conseiller en Investissements Financiers (CIF), inscrit auprès d'une association agréée par l'AMF (CNCEF, ANACOFI, CNCIF, La Compagnie). Cette inscription implique un contrôle annuel, une formation continue, une assurance RC professionnelle obligatoire.
3. Exigez la transparence sur la rémunération
Trois modèles existent : rétrocommissions sur produits placés, honoraires forfaitaires, ou mix des deux. Aucun n'est intrinsèquement plus vertueux — ce qui compte, c'est que le conseiller vous explique précisément, par ligne de placement, comment il est payé. Un refus ou une réponse vague sur ce point est rédhibitoire.
4. Testez la capacité à dire non
Demandez explicitement : « Y a-t-il des situations où vous me déconseilleriez de placer chez vous ? ». Un bon CGP a une liste précise (PER en TMI 11, LODEOM sans garantie, AV Luxembourg sous 250 k€, etc.). Un mauvais CGP a un visage flou et une réponse commerciale.
5. Sachez reconnaître les signaux de fraude caractérisée
Au-delà de la qualité du conseil, quatre signaux doivent interrompre immédiatement la relation : un virement demandé vers le compte de la structure du conseiller (les fonds vont toujours directement à l'assureur ou au dépositaire), un rendement « garanti » supérieur au taux sans risque + 2 points, une pression au virement rapide (« l'enveloppe ferme vendredi »), et un démarchage téléphonique à froid — interdit par la loi pour les produits financiers. La liste noire de l'AMF (protect-epargne.fr) recense les usurpations en cours : un réflexe de 30 secondes avant tout premier versement.
Et chez nous ?
Inscription ORIAS publique (n° 25005915, vérifiable sur orias.fr). Rémunération expliquée ligne à ligne en début de mission. Liste interne de situations où nous orientons le client ailleurs ou ne faisons rien. Ce ne sont pas des arguments commerciaux — c'est la base d'un métier régulé exercé sérieusement.
Questions fréquentes
Que couvre l'assurance RC professionnelle d'un CIF ?+
Les conséquences d'une faute de conseil : recommandation inadaptée au profil, information erronée, manquement au devoir de mise en garde. Elle ne couvre PAS la perte normale d'un placement risqué correctement expliqué, ni la fraude du conseiller (c'est le pénal). Minimum légal : 150 000 € par sinistre pour le conseil — les cabinets sérieux sont couverts bien au-delà.
Un CGP peut-il détenir mon argent ?+
Non, jamais — c'est le garde-fou le plus important du métier : les fonds transitent directement de votre compte vers l'assureur ou le dépositaire. Un « conseiller » qui demande un virement sur le compte de sa structure, même « temporairement », commet une infraction caractérisée. C'est le mode opératoire de la quasi-totalité des fraudes patrimoniales.
Que faire en cas de litige avec un CGP ?+
Dans l'ordre : réclamation écrite au cabinet (réponse obligatoire sous 2 mois), puis le médiateur de son association professionnelle ou de l'AMF (gratuit, suspend la prescription), puis l'action judiciaire en s'appuyant sur la RC pro. Conservez tout l'écrit : c'est pour cela que les recommandations orales sans rapport écrit sont un signal d'alarme en amont.
Les avis Google d'un cabinet sont-ils fiables ?+
Faiblement : le conseil patrimonial se juge sur dix ans, les avis se déposent à chaud après un rendez-vous agréable. Plus discriminants : l'ancienneté du cabinet, la stabilité de l'équipe, la publication de positions qui fâchent (un cabinet qui écrit publiquement qu'un produit qu'il distribue a des pièges prend un risque commercial vérifiable), et la précision des réponses à vos questions de rémunération.
CIF, courtier, CGP, family office : qui fait quoi ?+
« CGP » n'est pas un statut légal mais un métier cumulant plusieurs statuts : CIF pour le conseil en investissement, courtier (COA) pour l'assurance, COBSP pour le crédit, parfois compétence juridique (CJA). Vérifiez que les statuts couvrent bien les produits proposés : un courtier pur qui « conseille » des placements financiers sans statut CIF sort de son cadre légal.
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