Ce que chacun promet — sur le papier
Les actions en direct offrent un potentiel non plafonné, les dividendes, la liquidité quotidienne — et l'intégralité des baisses, sans filet. Le Capital Protégé offre un rendement conditionnel de 5 à 8 %, une barrière qui absorbe jusqu'à 50 % de baisse à l'échéance — et un plafond : si le marché fait +120 %, vous touchez vos coupons, pas les +120 %.
Le match honnête consiste à confronter ces deux profils aux décennies boursières réelles, pas à une moyenne lissée qui n'a jamais existé.
Décennie haussière type 2012-2021 | Décennie latérale type 2000-2010 | Décennie noire type Japon 1990-2000 | |
|---|---|---|---|
| Actions en direct (div. réinvestis) | ≈ 240 000 € | ≈ 98 000 € | ≈ 55 000 € |
| Capital Protégé (coupon 6 %, barrière −50 %) | ≈ 160 000 € | ≈ 155 000 € | ≈ 100 000 € à ≈ 60 000 €* |
| Vainqueur | Actions, nettement | Capital Protégé, nettement | Dépend de la barrière* |
- Actions en direct (div. réinvestis)
- ≈ 240 000 €
- Capital Protégé (coupon 6 %, barrière −50 %)
- ≈ 160 000 €
- Vainqueur
- Actions, nettement
- Actions en direct (div. réinvestis)
- ≈ 98 000 €
- Capital Protégé (coupon 6 %, barrière −50 %)
- ≈ 155 000 €
- Vainqueur
- Capital Protégé, nettement
- Actions en direct (div. réinvestis)
- ≈ 55 000 €
- Capital Protégé (coupon 6 %, barrière −50 %)
- ≈ 100 000 € à ≈ 60 000 €*
- Vainqueur
- Dépend de la barrière*
* Dans la décennie noire, tout dépend du niveau final : au-dessus de −50 %, le capital est restitué (≈ 100 000 €, coupons éventuels en sus) ; en dessous, la baisse est intégrale. Illustrations à hypothèses simplifiées, coupons non réinvestis, avant fiscalité — l'ordre de grandeur est le message, pas le chiffre exact.
Le critère qui devrait décider : vous, pendant la baisse
Le tableau ci-dessus suggère un match nul dépendant de la décennie. Mais il repose sur une hypothèse héroïque : que le détenteur d'actions reste investi dix ans sans flancher. La réalité documentée est moins flatteuse : une part importante des particuliers vend après une forte baisse et revient après la reprise — transformant une décennie haussière en performance médiocre. C'est l'écart de comportement, et il coûte plusieurs points par an à l'épargnant moyen.
Le Capital Protégé est, de ce point de vue, un outil comportemental autant que financier : l'échéance fixe et la barrière connue d'avance retirent la décision de vendre au pire moment. Si vous avez déjà vendu dans un creux — soyez honnête —, la colonne « actions » du tableau ne vous concerne probablement pas telle quelle.
Les cas tranchés
Choisissez les actions en direct si votre horizon dépasse quinze ans, que vous avez traversé au moins un krach sans vendre, et que la liquidité quotidienne compte. Le plafonnement du Capital Protégé vous coûterait cher dans les décennies fastes.
Choisissez le Capital Protégé si votre horizon est de 8 à 12 ans, que vous voulez un rendement contractualisé dans les scénarios médians, et que vous savez qu'une baisse de 30 % vous ferait vendre. Vous échangez le potentiel exceptionnel contre la régularité — c'est un échange rationnel, pas une timidité.
Questions fréquentes
Le Capital Protégé bat-il les actions sur longue période ?+
Non, et il ne le prétend pas. Sur 20 ans, un portefeuille actions diversifié a historiquement fait mieux qu'un produit à rendement plafonné — c'est le prix de la barrière. Le Capital Protégé gagne sur un autre terrain : les trajectoires où le marché baisse, stagne, ou monte modérément, et surtout la capacité de l'épargnant à rester investi sans paniquer.
Pourquoi comparer sur 10 ans et pas sur 30 ?+
Parce que c'est l'horizon réel des capitaux concernés : un épargnant de 55 ans qui structure sa retraite ne raisonne pas en « long terme actions » académique. Sur 10 ans, la dispersion des résultats actions reste énorme (de −20 % à +200 % cumulés selon la décennie), et c'est précisément cette dispersion que le Capital Protégé écrase.
Et si je fais les deux ?+
C'est souvent la bonne réponse. Le Capital Protégé n'est pas un concurrent des actions, c'est un étage différent : socle sécurisé (fonds euros, Capital Garanti), étage intermédiaire (Capital Protégé), étage dynamique (actions pour la part que vous acceptez de voir fluctuer). Le dosage dépend de votre tolérance réelle — pas déclarée — aux baisses.
Que devient le Capital Protégé si les marchés s'effondrent de plus de 50 % ?+
La barrière saute et vous subissez la baisse intégrale du sous-jacent, comme un actionnaire — c'est le scénario que nous chiffrons systématiquement avant souscription. Historiquement, une clôture à −50 % sur 8 à 10 ans par rapport au niveau initial est rare mais pas impossible : c'est arrivé aux actionnaires japonais post-1990.
Les dividendes ne changent-ils pas tout en faveur des actions ?+
Ils comptent, et notre tableau les intègre (performance dividendes réinvestis). C'est d'ailleurs une des vraies faiblesses des produits sur indice à décrément : l'épargnant abandonne les dividendes réels. Un Capital Protégé sur indice classique n'a pas ce défaut — c'est un critère de sélection.
Quelle part protégée, quelle part exposée ? C'est votre vraie question.
Le rendez-vous ne sert pas à vous vendre l'un contre l'autre : il sert à doser les étages selon votre horizon et votre comportement réel dans les baisses. Gratuit, sans démarchage.
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